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Si je t’invite à courir

La course à pied, en version duo (ou trio, ou plus! )

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J’aime courir en solitaire. C’est mon moment égoïste, juste à moi, pendant le quel j’existe à part entière dans le présent. Ce sont des instants où je réfléchis, où je fais le point sur la vie pour y chercher des réponses ou des solutions. C’est mon rendez-vous avec celle que je suis profondément et qui est trop souvent ensevelie sous les exigences du quotidien. Mais il m’arrive d’avoir envie de compagnie, d’avoir le goût d’échanger ou de me servir de ces moments pour connecter avec une autre personne.

Si je t’invite à courir avec moi, je me doute que ce sera une course différente. Si ta cadence est plus lente que la mienne, j’ajusterai mon pas au tien, comme une bonne hôte. Je m’attendrai à ce que tout puisse arriver puisque j’aurai choisi d’être accompagnée par un humain et non un robot. Je surveillerai tes signes de fatigue et je…

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Karine et ses Mères-Veilleuses

En compagnie de Karine Champagne, après sa super motivante conférence à Joliette, Québec

En compagnie de Karine Champagne, après sa super motivante conférence à Joliette, Québec

Il arrive que la vie mette sur notre chemin des personnes qui nous inspirent profondément.

Il y a de ces personnes qui, en plus de nous inspirer, font tinter une cloche «un jour, on va faire des trucs vraiment chouettes ensemble!»

C’est le cas de Karine Champagne.

Karine, c’est la Maman des Mères-Veilleuses, une communauté de plus de 16 000 femmes qui décident de prendre soin de leur santé psychologique, notamment par la santé physique et le sport. Une communauté qui rassemble, qui motive, qui bouge. Une communauté de solidarité.

Un peu de mon histoire de femme…

Chez nous, nous sommes 3 soeurs. J’ignore si mes parents auraient souhaité avoir un fils, toujours est-il que nous avons été éduquées de façon «mixte». On a appris la couture, la cuisine, l’utilisation de la scie ronde et de la perceuse. On serait des femmes autonomes. Ma mère a toujours aidé mon père dans les projets de construction et mon père a appris à cuisiner, notamment quand ma mère est retournée à l’université. C’est du moins ce dont je me rappelle. À 18 ans, mon père m’a offert à Noël un coffre à outils qui, au travers marteau et  tournes vis, contenait un rouleau à pâte. Vous voyez le genre?

Quand j’avais environ une dizaine d’années, nous étions en train de pelleter une MONTAGNE de sable pour enfouir la fosse septique. J’ai tout bonnement dit que j’aurais préféré être en train de faire des tartes. Ma féministe de maman n’a pas vraiment apprécié le commentaire et m’a expliqué à quel point je devrais plutôt être heureuse d’être en train de pelleter.

Au tout début de mon secondaire, j’ai eu comme emploi un travail dans le casse-croûte de l’aréna de la municipalité. Travailler comme étudiante pour une grande municipalité, c’est l’fun : c’est bien payé et tu peux avoir des promotions si tu restes longtemps… De façon générale, j’ai surtout connu des filles qui travaillaient au casse-croûte. Puis, un gars a été embauché après moi. Puis, il y a eu une ouverture de poste comme concierge (une des promotions). Et est-ce qu’on m’a offert le poste? Nenni, nenni. Et est-ce que je suis allée faire ma première plainte en tant que femme à un employeur? Oh que oui! Bon, à la décharge de la municipalité, ils avaient déjà offert un poste de concierge à une autre fille et elle avait laissé tomber, car c’était trop exigeant physiquement. Est-ce une raison pour arrêter d’offrir ce genre de postes aux filles? Non. J’ai donc eu le poste de concierge (et eu quelques courbatures à trainer une moppe sur un plancher de béton).

Parce que j’avais fait valoir mes droits et qu’il ne devrait pas y avoir de discrimination à la promotion, j’ai «monté» dans l’échelle du travail étudiant au fil des années : concierge, préposée au pro-shop, aiguiseur de patins, jusqu’au poste suprême : chauffeuse de zamboni! Tellement des bons emplois que j’y suis restée tout le long de mes études, du secondaire… jusqu’au début de ma première grossesse à la fin de l’université. Et là, mal de cœur à cause des émanations dans l’aréna, incapable de soulever les grosses bonbonnes de propane au-dessus de mes épaules. Une autre bataille de femme : obtenir un retrait préventif en tant qu’étudiante et employée col bleu. Encore une fois, ma fibre du droit des femmes a vibré fort, bien qu’encore ensanglantée du drame de Polytechnique survenu 3 années auparavant. J’étudiais tout près quand l’horreur est arrivée. J’ai vu les ambulances, les voitures de police. J’ai vu mes parents soulagés que leurs trois filles entrent à la maison ce soir-là. Et pour la première fois de ma vie, j’ai pris réellement conscience dans le fond de mon être qu’on pouvait mourir parce qu’on était une femme. Moi qui avais toujours été fière de prendre toute la place que je voulais prendre, une petite peur était venue se nicher dans mon cœur.

Début des années 90, ce qui était «tendance» chez les jeunes diplômées de la génération X était de bâtir une carrière, puis d’avoir des enfants. J’ai plutôt terminé l’université avec un bébé et j’ai décidé d’être maman à la maison. Ma féministe de mère m’a dit : «je ne peux pas croire que tu vas faire ça. On s’est battues des années pour sortir de nos cuisines et toi tu y retournes». Voici la différence : les batailles menées par les femmes comme ma mère et ma grand-mère maternelle ont permis aux générations comme la mienne d’avoir le droit de CHOISIR. Choisir d’être à la maison, choisir de faire des tartes, choisir d’être en construction, liberté de choisir, liberté de choisir. (Soyez sans crainte, avec le temps ma mère a été d’accord avec cette notion de choix et elle l’a faite sienne).

Après quatre ans à (sur)stimuler mes deux premiers enfants tout en (sous)entretenant la maison, je suis retournée aux études (dans un autre domaine sous-représenté par les femmes, soit la gestion agricole). C’est avec ce vécu et ces diplômes que j’ai finalement commencé ma carrière à 30 ans, quelques mois après la naissance de ma fille, bb#3.

Pas tellement longtemps après, j’étais nommée sur le comité de négo pour l’équité salariale…

Plusieurs années plus tard, maintenant comme coach professionnelle, il m’arrive d’accompagner des femmes qui n’en peuvent plus d’être des superwomen, ou des femmes qui cherchent à prendre leur juste place dans une entreprise, ou des femmes qui ont des super projets et veulent être accompagnées pour les concrétiser.

Et en parallèle, il y a sur cette planète des femmes extraordinaires qui se battent encore pour le droit des femmes. Je pense notamment à la jeune Malala, qui a échappé à une tentative d’assassinat pour s’être battue pour le droit à la scolarité des jeunes filles au Pakistan. Je pense aussi à Ani Chöying Drolma qui toute petite, s’est réfugié dans un temple bouddhiste afin d’échapper à la violence de son père et à un mariage forcé et qui aujourd’hui, fait connaître les chants tibétains de par le monde afin de financer les écoles pour jeunes filles au Népal (Ma voix pour la liberté). Et je pense à une foule d’organisations qui viennent en aide aux femmes.

MV changer le mondeEt je rencontre des femmes comme Karine, qui a quitté son poste à TVA pour s’occuper de ses Mères-Veilleuses et qui veux changer le monde une femme à la fois. Et qui parle également de projets humanitaires pour aller aider d’autres femmes ailleurs sur le globe.

Sentez-vous à quel point ça vibre?

 

 

 

PS Maman, je suis encore convaincue que j’aime mieux faire des tartes que de pelleter du sable, tant que j’ai le choix de l’une ou l’autre de ces activités. Là, je m’en vais préparer le souper pour mon homme et moi, parce que j’ai choisi qu’on était bien mieux en travaillant de chez soi. Et je continue à (sous)entretenir ma maison xxx

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Donnez-moi de l’oxygène!

Au gré de mes rencontres, je croise régulièrement des gens – souvent des femmes – qui se consacrent entièrement à leur famille, leur carrière, leur conjoint(e), sans prendre le temps de prendre du temps pour eux.

Pour certaines personnes, prendre du temps pour soi est égoïste. Annie d’Amours a écrit une belle métaphore sur le sujet sur le blogue Mon yoga virtuel. Prendre du temps pour soi, c’est comme les masques à oxygène dans les avions: tu dois mettre ton masque en premier pour pouvoir aider les autres, y compris tes enfants. (Merci Annie D’Amours pour l’autorisation de partage 🙂 )

Comment donner aux autres de l’énergie si nos batteries sont à plat?
Même les turbines ont besoin d’un barrage qui accumulent de l’eau pour pouvoir produire de l’énergie.

Alors, comment se porte votre réserve énergétique? Que faites-vous pour recharger vos piles?

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Coaching, psychothérapie, article 21 du Code des professions…

Lucy Van Pelt, psychiatreCette semaine, l’émission J.E. du réseau TVA traitait du coaching de vie. Le grand titre : «Coaching de vie : un coaching coûteux».  Voici ce qu’on peut lire sur le site de TVA : «Les coachs de vie et coach professionnels gagnent en popularité. De plus en plus de gens en consultent pour toutes sortes de problèmes.

Mais, qui sont-ils et respectent-ils la loi 21 qui encadre un traitement psychologique et qui leur interdit de traiter des troubles mentaux comme l’anxiété et la dépression? J.E. a choisi au hasard par le biais d’Internet cinq coachs de vie. (…) Le résultat de notre enquête montre que quatre coachs de vie sur cinq présentent des sérieux éléments pour qu’une enquête sur eux soit déclenchée.»

Vous pouvez voir le reportage ici : http://tva.canoe.ca/emissions/je/reportages/211846.html

Maintenant, que dit exactement l’article 21 du Code des professions du Québec (depuis le 21 juin 2012)?

Psychothérapie : «Un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien

Coaching : «Le coaching vise l’actualisation du potentiel par le développement de talents, ressources ou habiletés de personnes qui ne sont ni en détresse, ni en souffrance qui expriment des besoins particuliers en matière de réalisations personnelles ou professionnelles.»

Source : site web de l’Ordre des psychologues du Québec.

On trouve d’ailleurs sur ce site une définition de nombreuses autres approches qui ne sont pas de la psychothérapie, par exemple: les rencontres d’accompagnements, l’intervention conjugale et familiale, l’éducation psychologique. Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le site de l’Ordre des psychologues.

Selon moi, ce que le reportage de J.E.  met surtout en lumière, c’est la vulnérabilité de certaines personnes. Quelle que soit la profession visée, il y a des gens qui se font malheureusement avoir. Des «dispensateurs de service» à la moralité  et l’éthique élastiques, il en existe dans toutes les professions. La Commission Charbonneau nous le rappelle que trop bien (Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction https://www.ceic.gouv.qc.ca/ ). Cette même commission illustre également le fait que ce n’est pas parce qu’on fait partie d’un Ordre professionnel qu’on est blanc comme neige.

Sauf que…

Vérifier si la personne avec qui on veut faire affaire : 1) a une formation solide et reconnue; 2) fait partie d’une ou de plusieurs associations professionnelles; donnent des balises dans lesquelles le dispensateur de service devrait agir.

Le coaching est relativement nouveau au Québec. Et ce n’est pas un terme réservé. Est-ce que ça devrait l’être? Il y a des pour et des contres.
Est-ce qu’on a besoin d’une formation pour effectuer du coaching? Ça dépend de ce qu’on veut obtenir comme résultats. Le coaching enseigné dans les écoles spécifiques sur le sujet apprend une approche, des techniques, une éthique, une façon de faire.

Je peux décider de me faire offrir un massage par n’importe qui ou je peux choisir un massothérapeute membre de la Fédération québécoise des massothérapeutes. Ça m’appartient comme consommateur. Personnellement, je privilégierais quelqu’un dont la formation et l’expertise sont reconnues. (D’ailleurs, les massothérapeutes sont dans le même combat de reconnaissance de leur profession : https://www.fqm.qc.ca/reconnaissance-de-la-profession )

Ok, certains diront que mon opinion est biaisée (n’est-ce pas toujours le cas des opinions?), je fais partie du conseil d’administration de la Société internationale des coachs en PNL (SICPNL). Je crois fermement à l’encadrement de la profession, tant pour la protection du public que pour la protection des coachs professionnels.

À la SICPNL, nous avons offert aux membres une formation sur l’article 21 du Code des professions. Nous allons offrir une formation  – avec un psychologue coach PNL – sur les balises de l’approche en coaching PNL. Car une grande partie des techniques en PNL sont issues de la thérapie. Voyez-vous la zone grise potentielle? Un petit rappel à propos de la PNL : la Programmation Neuro Linguistique est une approche consacrée à l’étude du comportement humain dans ses dimensions de communication, d’apprentissage et de changement.

C’est une approche qui, au-delà des outils fort utiles et pertinents qu’elle apporte, éloignés de toute pensée magique, est une méthodologie qui permet d’apprendre à apprendre. La PNL est à la base une approche qui s’emploie à ne défendre aucune idéologie et est opposée à toute démarche exclusive et dogmatique.
Elle se concentre donc sur les résultats obtenus (qu’est-ce qui marche ?) et par la suite sur les processus pour obtenir ces résultats (comment cela a-t-il pu marcher?).

Je rêve du jour où les coachs en PNL seront officiellement reconnus pour ce qu’ils offrent comme service, en complément aux autres approches qui existent. Non seulement je crois en l’encadrement de la profession. Je crois également au travail collaboratif, au travail en équipe multidisciplinaire. Et je crois par-dessus tout que l’on doit se soucier en premier lieu du bien-être des gens, peu importe l’approche utilisée.

En attendant, souvenez-vous de ceci : les miracles n’existent pas! Ou, s’ils devaient exister, ils n’arriveraient certainement pas avec une mention «satisfaction garantie en X rencontres ou argent remis»!

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Recette de base pour la motivation

Motivation_Garfield

Internet regorge de recettes. Recette de base pour un gâteau blanc, recette de base pour des biscuits à l’avoine, pour du poulet, du poisson blanc…. Et existe-t-il une recette de base pour se motiver?

Et bien oui!

Cette technique a été assemblée par Robert Dilts et présentée sur son site web (eh oui, vous l’aurez deviné, c’est en anglais! Une chance que je suis là pour vous! ).

Dilts est en programmation neuro-linguisitique depuis les tout débuts de cette approche. Auteur de nombreux livres, on lui doit la PNL de 2e et de 3e générations et ses nombreuses applications en entreprise. C’est une sommité dans le domaine (et je l’adore!).

Donc, voici sa recette de base :

Ingrédients :  de l’imagination, des attentes, des critères, des sous-modalités (je vous explique plus loin de quoi il s’agit) …et un peu de poivre en grains…(NON!…Non? Ah bon!)

Les étapes

1)      Imaginez-vous ayant déjà réussi ou accompli ce que vous voulez faire. Dans cette scène du futur, vous vous imaginez vraiment, vraiment content de vous (ou fier, ou satisfait, etc). L’idée, c’est de vous imaginer dans cette situation future avec un feeling (un ressenti) extrêmement positif;

2)      Prenez conscience de ce que vous ressentez dans cette vision du futur, de ce que vous voyez, vous entendez, vous goûtez, bref, prenez conscience de tout ce que vos sens captent dans cet état de vision du futur;

3)      Ajustez les sous-modalités afin de faire de cette expérience, une expérience encore plus riche. Qu’est-ce que les sous-modalités? Par exemple, qu’est-ce qui se passe avec votre ressenti, votre sentiment de fierté, ou de satisfaction, si vous mettez votre image plus lumineuse? Si vous changez les mots que vous entendez, le ton de la voix, la température (plus chaud, plus frais, etc). Bref, comme vous êtes dans votre imaginaire, vous avez tous les pouvoirs du monde pour ajuster votre vision afin de bonifier au maximum votre feeling. Prenez chacun de vos 5 sens et ajustez ce qui se passe afin de faire vibrer au maximum votre réussite;

4)      Quand tout ça vibre bien comme il le faut, enregistrez dans votre mémoire ce ressenti. Pour vous aider, vous pouvez y associer une image et/ou une couleur et/ou un symbole et/ou un mot, une chanson et/ou un petit geste (on appele ça de l’auto-ancrage);

5)      Quand viendra le temps de faire ce que vous avez à faire pour atteindre votre objectif, repensez au merveilleux feeling que vous avez ressenti à la fin de l’étape 3. Activez ce ressenti avec l’ancre que vous avez choisi à l’étape 4.

Voici un premier exemple, issu de ma vraie vie : faire le ménage (je déteste!). J’ai besoin d’une bonne dose de motivation pour le faire… Ok, ce n’est pas un projet ou un rêve, c’est une corvée. Ça marche pour ça également!

Donc, je fais une vision du futur de la maison toute bien rangée et moi qui suis heureuse et détendue dans cet environnement propre. J’ajuste l’image : je mets plein de soleil, ça sent bon, je respire bien, tout est beau… même le filtre de l’aquarium devient silencieux… Je fais vibrer tout ça en moi. Et c’est bien plus facile de prendre torchon, aspirateur et autre pour accéder à cette vision.

Exemple 2 : aller faire mon entrainement de course à pied. Honnêtement, je crois que je m’entête à faire de la course à pied pour le feeling d’après-course. Je suis vraiment fière de moi quand je reviens!

Donc, quand ça me tente moins de sortir courir, je fais une vision très nette de mon après-course, tout de suite quand j’ai fini. (Mais non! Je ne fais pas une image de moi pleine de sueur, la langue à terre voyons!). Dans cette image, je reviens de ma course où tout s’est vraiment bien passé, je rayonne, ça sent bon le printemps, je me trouve tellement bonne d’être aller courir, etc, etc. Toute cette vision du futur fait vibrer très fort mon sentiment de fierté que Go! J’y vais!

Avec un peu de pratique, votre cerveau est capable de générer rapidement cette vision positive du futur et vous faire accéder à cette motivation tant désirée.

 

Stratégie de base pour la motivation, selon Robert Dilts

Stratégie de base pour la motivation, selon Robert Dilts

Vous avez des questions, des commentaires? Vous avez expérimenté? Exprimez-vous!

PS : Pour ceux et celles que ça intéresse, Robert Dilts donnera une formation à Montréal en avril prochain sur les secrets de l’innovation. Je suis à la recherche d’un mécène pour pouvoir y assiter :p 

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La carte n’est pas le territoire… hein?

Avez-vous déjà pris conscience que pour un même événement vécu, tous les participants ne remarqueront pas les mêmes choses?

Prenons par exemple un fait objectif, une réalité : deux hommes s’embrassent dans la rue.

Qu’est-ce qui fait que la représentation de ce fait soit différente selon les individus, le pays, la culture? Entre vous et moi, je n’ai certainement pas la même interprétation de cette réalité que M. Vladimir Poutine, président de la Russie.

Une des présuppositions essentielles de l’approche en PNL est que « la carte n’est pas le territoire ». Nous emmagasinons les informations  de notre environnement, des événements,  des gens, selon notre propre système de représentation, notre carte du monde.

La représentation interne que nous avons d’un événement extérieur est donc différente de l’événement proprement dit.

Cette notion de «la carte n’est pas le territoire» provient du mathématicien polonais Alfred Korsysbsky (1933) qui a écrit que la perception du monde – le territoire – passait par l’intermédiaire de nos cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût. On prend ces stimuli externes pour s’en faire une représentation interne dans notre cerveau, la carte. Nos sens nous bombardent de plus de stimuli que ce que notre conscient peut retenir. Nos filtres travaillent pour retenir ce qui est essentiel pour nous, au moment où ça se passe.

En plus du filtre de nos 5 sens, la réalité passe également par le filtre de nos valeurs, nos croyances, nos souvenirs, notre culture, notre éducation, etc.

Notre vision du monde, notre carte, ce que nous considérons comme NOTRE réalité est donc le résultat de notre machine à filtre. Et nous avons tous notre propre machine. Voici un petit schéma pour illustrer ce propos:

«La carte n'est pas le territoire», un des postulats de la PNL

«La carte n’est pas le territoire», un des postulats de la PNL

Pour Korsysbsky, la plupart des difficultés dans les relations humaines viennent du fait que les gens confondent la carte et le territoire. Nous avons tendance à croire que tous les gens que nous côtoyons utilisent la même machine que nous, donc comprennent la réalité de la même façon que nous.

Korsysbsky va plus loin. Selon lui, cette notion de carte différente du territoire s’applique également aux mots avec les choses qu’ils désignent.

Un autre exemple, que vous pouvez faire avec un ami :

– Quelle définition donnez-vous au mot « amour »?

– Quelle définition votre voisin donne-t-il au  mot « amour »?

– Quelles pourraient être d’autres définitions, selon d’autres cartes du monde?

  • Pour un dépendant affectif?
  • Pour un orphelin?
  • Pour une personne en peine d’amour?
  • Pour un missionnaire?

Et qu’en est-il des notions telles le respect, « je me suis sentie blessée! », et même « ma journée a été effroyable! ». Qu’est-ce que tout ça veut dire au fond, pour la personne?

En PNL, nous disons que chaque personne possède sa propre carte du monde et que c’est à partir de cette carte du monde qu’elle prend ses décisions, son vocabulaire et ses comportements.

Tenter de comprendre la carte du monde de l’autre, en mettant la sienne de côté, est à la base d’une communication harmonieuse et sincère.

Quand on croit que l’autre personne a la même carte que nous, on s’attend à ce qu’elle comprenne exactement ce qu’on veut dire, qu’elle agisse comme on le veut, qu’elle réfléchisse comme nous. Or les cartes du monde sont différentes de la nôtre. Non, les gars et les filles ne pensent pas pareil. Et non, tous les gars ne pensent pas pareil. Et non, toutes les filles ne pensent pas pareil. C’est merveilleux, non?

Les situations de malentendu ou d’incompréhension sont de bonnes occasions pour se poser des questions du type : quelle est ma carte dans cette situation? Et quelle est (ou pourrait) être la carte de l’autre? Quelle est SA réalité?

Et la meilleure façon de le savoir est de poser la question directement à la personne. Avant d’interpréter potentiellement de travers ce que l’autre veut dire, mettez votre carte de côté, soyez tel une page blanche et demandez : « Qu’est-ce que tu veux dire par (…) »

Soyez curieux!

Entraînez-vous à questionner la carte de l’autre, à distinguer ce qui vous appartient et ce qui appartient à l’autre.

Pour les gens en entreprise, amusez-vous avec l’exercice suivant. Demandez quelles sont les valeurs de l’entreprise et qu’est-ce qu’elles signifient pour chacun des participants. Vous pourriez être surpris des réponses!