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Coaching, psychothérapie, article 21 du Code des professions…

Lucy Van Pelt, psychiatreCette semaine, l’émission J.E. du réseau TVA traitait du coaching de vie. Le grand titre : «Coaching de vie : un coaching coûteux».  Voici ce qu’on peut lire sur le site de TVA : «Les coachs de vie et coach professionnels gagnent en popularité. De plus en plus de gens en consultent pour toutes sortes de problèmes.

Mais, qui sont-ils et respectent-ils la loi 21 qui encadre un traitement psychologique et qui leur interdit de traiter des troubles mentaux comme l’anxiété et la dépression? J.E. a choisi au hasard par le biais d’Internet cinq coachs de vie. (…) Le résultat de notre enquête montre que quatre coachs de vie sur cinq présentent des sérieux éléments pour qu’une enquête sur eux soit déclenchée.»

Vous pouvez voir le reportage ici : http://tva.canoe.ca/emissions/je/reportages/211846.html

Maintenant, que dit exactement l’article 21 du Code des professions du Québec (depuis le 21 juin 2012)?

Psychothérapie : «Un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien

Coaching : «Le coaching vise l’actualisation du potentiel par le développement de talents, ressources ou habiletés de personnes qui ne sont ni en détresse, ni en souffrance qui expriment des besoins particuliers en matière de réalisations personnelles ou professionnelles.»

Source : site web de l’Ordre des psychologues du Québec.

On trouve d’ailleurs sur ce site une définition de nombreuses autres approches qui ne sont pas de la psychothérapie, par exemple: les rencontres d’accompagnements, l’intervention conjugale et familiale, l’éducation psychologique. Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le site de l’Ordre des psychologues.

Selon moi, ce que le reportage de J.E.  met surtout en lumière, c’est la vulnérabilité de certaines personnes. Quelle que soit la profession visée, il y a des gens qui se font malheureusement avoir. Des «dispensateurs de service» à la moralité  et l’éthique élastiques, il en existe dans toutes les professions. La Commission Charbonneau nous le rappelle que trop bien (Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction https://www.ceic.gouv.qc.ca/ ). Cette même commission illustre également le fait que ce n’est pas parce qu’on fait partie d’un Ordre professionnel qu’on est blanc comme neige.

Sauf que…

Vérifier si la personne avec qui on veut faire affaire : 1) a une formation solide et reconnue; 2) fait partie d’une ou de plusieurs associations professionnelles; donnent des balises dans lesquelles le dispensateur de service devrait agir.

Le coaching est relativement nouveau au Québec. Et ce n’est pas un terme réservé. Est-ce que ça devrait l’être? Il y a des pour et des contres.
Est-ce qu’on a besoin d’une formation pour effectuer du coaching? Ça dépend de ce qu’on veut obtenir comme résultats. Le coaching enseigné dans les écoles spécifiques sur le sujet apprend une approche, des techniques, une éthique, une façon de faire.

Je peux décider de me faire offrir un massage par n’importe qui ou je peux choisir un massothérapeute membre de la Fédération québécoise des massothérapeutes. Ça m’appartient comme consommateur. Personnellement, je privilégierais quelqu’un dont la formation et l’expertise sont reconnues. (D’ailleurs, les massothérapeutes sont dans le même combat de reconnaissance de leur profession : https://www.fqm.qc.ca/reconnaissance-de-la-profession )

Ok, certains diront que mon opinion est biaisée (n’est-ce pas toujours le cas des opinions?), je fais partie du conseil d’administration de la Société internationale des coachs en PNL (SICPNL). Je crois fermement à l’encadrement de la profession, tant pour la protection du public que pour la protection des coachs professionnels.

À la SICPNL, nous avons offert aux membres une formation sur l’article 21 du Code des professions. Nous allons offrir une formation  – avec un psychologue coach PNL – sur les balises de l’approche en coaching PNL. Car une grande partie des techniques en PNL sont issues de la thérapie. Voyez-vous la zone grise potentielle? Un petit rappel à propos de la PNL : la Programmation Neuro Linguistique est une approche consacrée à l’étude du comportement humain dans ses dimensions de communication, d’apprentissage et de changement.

C’est une approche qui, au-delà des outils fort utiles et pertinents qu’elle apporte, éloignés de toute pensée magique, est une méthodologie qui permet d’apprendre à apprendre. La PNL est à la base une approche qui s’emploie à ne défendre aucune idéologie et est opposée à toute démarche exclusive et dogmatique.
Elle se concentre donc sur les résultats obtenus (qu’est-ce qui marche ?) et par la suite sur les processus pour obtenir ces résultats (comment cela a-t-il pu marcher?).

Je rêve du jour où les coachs en PNL seront officiellement reconnus pour ce qu’ils offrent comme service, en complément aux autres approches qui existent. Non seulement je crois en l’encadrement de la profession. Je crois également au travail collaboratif, au travail en équipe multidisciplinaire. Et je crois par-dessus tout que l’on doit se soucier en premier lieu du bien-être des gens, peu importe l’approche utilisée.

En attendant, souvenez-vous de ceci : les miracles n’existent pas! Ou, s’ils devaient exister, ils n’arriveraient certainement pas avec une mention «satisfaction garantie en X rencontres ou argent remis»!

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Recette de base pour la motivation

Motivation_Garfield

Internet regorge de recettes. Recette de base pour un gâteau blanc, recette de base pour des biscuits à l’avoine, pour du poulet, du poisson blanc…. Et existe-t-il une recette de base pour se motiver?

Et bien oui!

Cette technique a été assemblée par Robert Dilts et présentée sur son site web (eh oui, vous l’aurez deviné, c’est en anglais! Une chance que je suis là pour vous! ).

Dilts est en programmation neuro-linguisitique depuis les tout débuts de cette approche. Auteur de nombreux livres, on lui doit la PNL de 2e et de 3e générations et ses nombreuses applications en entreprise. C’est une sommité dans le domaine (et je l’adore!).

Donc, voici sa recette de base :

Ingrédients :  de l’imagination, des attentes, des critères, des sous-modalités (je vous explique plus loin de quoi il s’agit) …et un peu de poivre en grains…(NON!…Non? Ah bon!)

Les étapes

1)      Imaginez-vous ayant déjà réussi ou accompli ce que vous voulez faire. Dans cette scène du futur, vous vous imaginez vraiment, vraiment content de vous (ou fier, ou satisfait, etc). L’idée, c’est de vous imaginer dans cette situation future avec un feeling (un ressenti) extrêmement positif;

2)      Prenez conscience de ce que vous ressentez dans cette vision du futur, de ce que vous voyez, vous entendez, vous goûtez, bref, prenez conscience de tout ce que vos sens captent dans cet état de vision du futur;

3)      Ajustez les sous-modalités afin de faire de cette expérience, une expérience encore plus riche. Qu’est-ce que les sous-modalités? Par exemple, qu’est-ce qui se passe avec votre ressenti, votre sentiment de fierté, ou de satisfaction, si vous mettez votre image plus lumineuse? Si vous changez les mots que vous entendez, le ton de la voix, la température (plus chaud, plus frais, etc). Bref, comme vous êtes dans votre imaginaire, vous avez tous les pouvoirs du monde pour ajuster votre vision afin de bonifier au maximum votre feeling. Prenez chacun de vos 5 sens et ajustez ce qui se passe afin de faire vibrer au maximum votre réussite;

4)      Quand tout ça vibre bien comme il le faut, enregistrez dans votre mémoire ce ressenti. Pour vous aider, vous pouvez y associer une image et/ou une couleur et/ou un symbole et/ou un mot, une chanson et/ou un petit geste (on appele ça de l’auto-ancrage);

5)      Quand viendra le temps de faire ce que vous avez à faire pour atteindre votre objectif, repensez au merveilleux feeling que vous avez ressenti à la fin de l’étape 3. Activez ce ressenti avec l’ancre que vous avez choisi à l’étape 4.

Voici un premier exemple, issu de ma vraie vie : faire le ménage (je déteste!). J’ai besoin d’une bonne dose de motivation pour le faire… Ok, ce n’est pas un projet ou un rêve, c’est une corvée. Ça marche pour ça également!

Donc, je fais une vision du futur de la maison toute bien rangée et moi qui suis heureuse et détendue dans cet environnement propre. J’ajuste l’image : je mets plein de soleil, ça sent bon, je respire bien, tout est beau… même le filtre de l’aquarium devient silencieux… Je fais vibrer tout ça en moi. Et c’est bien plus facile de prendre torchon, aspirateur et autre pour accéder à cette vision.

Exemple 2 : aller faire mon entrainement de course à pied. Honnêtement, je crois que je m’entête à faire de la course à pied pour le feeling d’après-course. Je suis vraiment fière de moi quand je reviens!

Donc, quand ça me tente moins de sortir courir, je fais une vision très nette de mon après-course, tout de suite quand j’ai fini. (Mais non! Je ne fais pas une image de moi pleine de sueur, la langue à terre voyons!). Dans cette image, je reviens de ma course où tout s’est vraiment bien passé, je rayonne, ça sent bon le printemps, je me trouve tellement bonne d’être aller courir, etc, etc. Toute cette vision du futur fait vibrer très fort mon sentiment de fierté que Go! J’y vais!

Avec un peu de pratique, votre cerveau est capable de générer rapidement cette vision positive du futur et vous faire accéder à cette motivation tant désirée.

 

Stratégie de base pour la motivation, selon Robert Dilts

Stratégie de base pour la motivation, selon Robert Dilts

Vous avez des questions, des commentaires? Vous avez expérimenté? Exprimez-vous!

PS : Pour ceux et celles que ça intéresse, Robert Dilts donnera une formation à Montréal en avril prochain sur les secrets de l’innovation. Je suis à la recherche d’un mécène pour pouvoir y assiter :p 

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La carte n’est pas le territoire… hein?

Avez-vous déjà pris conscience que pour un même événement vécu, tous les participants ne remarqueront pas les mêmes choses?

Prenons par exemple un fait objectif, une réalité : deux hommes s’embrassent dans la rue.

Qu’est-ce qui fait que la représentation de ce fait soit différente selon les individus, le pays, la culture? Entre vous et moi, je n’ai certainement pas la même interprétation de cette réalité que M. Vladimir Poutine, président de la Russie.

Une des présuppositions essentielles de l’approche en PNL est que « la carte n’est pas le territoire ». Nous emmagasinons les informations  de notre environnement, des événements,  des gens, selon notre propre système de représentation, notre carte du monde.

La représentation interne que nous avons d’un événement extérieur est donc différente de l’événement proprement dit.

Cette notion de «la carte n’est pas le territoire» provient du mathématicien polonais Alfred Korsysbsky (1933) qui a écrit que la perception du monde – le territoire – passait par l’intermédiaire de nos cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût. On prend ces stimuli externes pour s’en faire une représentation interne dans notre cerveau, la carte. Nos sens nous bombardent de plus de stimuli que ce que notre conscient peut retenir. Nos filtres travaillent pour retenir ce qui est essentiel pour nous, au moment où ça se passe.

En plus du filtre de nos 5 sens, la réalité passe également par le filtre de nos valeurs, nos croyances, nos souvenirs, notre culture, notre éducation, etc.

Notre vision du monde, notre carte, ce que nous considérons comme NOTRE réalité est donc le résultat de notre machine à filtre. Et nous avons tous notre propre machine. Voici un petit schéma pour illustrer ce propos:

«La carte n'est pas le territoire», un des postulats de la PNL

«La carte n’est pas le territoire», un des postulats de la PNL

Pour Korsysbsky, la plupart des difficultés dans les relations humaines viennent du fait que les gens confondent la carte et le territoire. Nous avons tendance à croire que tous les gens que nous côtoyons utilisent la même machine que nous, donc comprennent la réalité de la même façon que nous.

Korsysbsky va plus loin. Selon lui, cette notion de carte différente du territoire s’applique également aux mots avec les choses qu’ils désignent.

Un autre exemple, que vous pouvez faire avec un ami :

– Quelle définition donnez-vous au mot « amour »?

– Quelle définition votre voisin donne-t-il au  mot « amour »?

– Quelles pourraient être d’autres définitions, selon d’autres cartes du monde?

  • Pour un dépendant affectif?
  • Pour un orphelin?
  • Pour une personne en peine d’amour?
  • Pour un missionnaire?

Et qu’en est-il des notions telles le respect, « je me suis sentie blessée! », et même « ma journée a été effroyable! ». Qu’est-ce que tout ça veut dire au fond, pour la personne?

En PNL, nous disons que chaque personne possède sa propre carte du monde et que c’est à partir de cette carte du monde qu’elle prend ses décisions, son vocabulaire et ses comportements.

Tenter de comprendre la carte du monde de l’autre, en mettant la sienne de côté, est à la base d’une communication harmonieuse et sincère.

Quand on croit que l’autre personne a la même carte que nous, on s’attend à ce qu’elle comprenne exactement ce qu’on veut dire, qu’elle agisse comme on le veut, qu’elle réfléchisse comme nous. Or les cartes du monde sont différentes de la nôtre. Non, les gars et les filles ne pensent pas pareil. Et non, tous les gars ne pensent pas pareil. Et non, toutes les filles ne pensent pas pareil. C’est merveilleux, non?

Les situations de malentendu ou d’incompréhension sont de bonnes occasions pour se poser des questions du type : quelle est ma carte dans cette situation? Et quelle est (ou pourrait) être la carte de l’autre? Quelle est SA réalité?

Et la meilleure façon de le savoir est de poser la question directement à la personne. Avant d’interpréter potentiellement de travers ce que l’autre veut dire, mettez votre carte de côté, soyez tel une page blanche et demandez : « Qu’est-ce que tu veux dire par (…) »

Soyez curieux!

Entraînez-vous à questionner la carte de l’autre, à distinguer ce qui vous appartient et ce qui appartient à l’autre.

Pour les gens en entreprise, amusez-vous avec l’exercice suivant. Demandez quelles sont les valeurs de l’entreprise et qu’est-ce qu’elles signifient pour chacun des participants. Vous pourriez être surpris des réponses!

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Et si on jasait du loup de Wall Street?

Le loup de Wall Street - autobiographieQui a vu le film « Le loup de Wall Street »?
Qui a écouté (ou lu) ce que le vrai gars a à dire?

Jordan Belfort est aujourd’hui auteur,  motivateur, conférencier. Pour en arriver là, il est passé par être un courtier en bourse, manipulateur, drogué, escroc, prisonnier. Son autobiographie a été en partie écrite en prison et il doit toujours plusieurs millions à ses victimes. Selon ses propos, son histoire révèle à la fois la bonne recette pour se planter… et la bonne recette pour avoir du succès. Comme quoi un couteau peut à la fois servir à tuer ou à préparer un bon repas (elle n’est pas de moi celle-là!).

Maintenant, pourquoi est-ce intéressant de jaser de Jordan Belfort? Parce qu’il dit la même chose que plein d’autres personnes qui ont du succès! Il parle de l’importance d’avoir une vision, l’importance de se défaire de ses croyances limitantes, l’importance d’être à l’écoute de son corps, son ressenti, l’importance de repérer nos stratégies gagnantes… Il me semble que ces concepts me disent quelque chose…

Aujourd’hui, je laisse la place à mon amie Marie Lynn Provençal, qui m’a fait parvenir ce texte à propos d’une entrevue avec Jordan Belfort. Elle résume les grands concepts repérés dans l’entrevue que M. Belfort a accordée à Grant Lewers. Celle-ci est disponible sur Youtube : http://www.historyvshollywood.com/video/jordan-belfort-interview/

Marie Lynn n’étant pas encore blogueuse, c’est avec plaisir que je lui partage mon espace J

«J’ai écouté récemment une entrevue avec Jordan Belfort ; Le loup de Wall Street. Dans son entrevue, il raconte comment il en est venu à obtenir le succès qu’il a connu.

Il a accompli ces choses parce que ça faisait du sens pour lui.

Il explique que pour accomplir ce que l’on veut, il est important d’avoir une vision du futur.

Le potentiel qui nous permet d’aller vers sa vision doit également être utilisé pour faire progresser les gens autour. Avoir des objectifs, comme posséder de l’argent, c’est bien et il faut comprendre que ce n’est pas une fin en-soi, mais une étape vers sa destinée.

Se défaire des croyances  qui limitent nos actions fait partie de ses stratégies. Les croyances sont des pensées accumulées dans notre système tout au long de notre vie.

Ces pensées  accumulées dans le passé peuvent nous faire reculer au moment même où on doit aller de l’avant.

Peu importe ce que tu as vécu dans le passé, tu n’es pas ton passé. Tu es les ressources et les capacités que tu as développées à travers ces expériences du passé.

Peu importe la gravité de ce que tu as vécu, tu respires encore, tu as survécu. Tu n’en deviendras que plus fort.

La réalité qui se présente à toi n’est en fait qu’une perception que tu as de cette réalité et tes perceptions sont basées sur tes croyances.  Tes croyances te font agir de telle façon. Si tes croyances ne vont pas dans le même sens que ta vision du futur, c’est à toi de les changer.

Les changements que tu souhaites dans ta vie doivent justement provenir de toi.

Change ta façon de percevoir les choses et les gens qui t’entourent  et change ta façon de te remémorer les expériences de ton passé.

Tu changeras par le fait même ton discours intérieur (le cinéma que tu te racontes) qui dictera justement tes actions afin qu’elles soient en concordances elles avec ta vision et/ou avec tes objectifs . Lorsque tu fais les bons choix,  ton corps te donnera des signes.

Il est important de reconnaître ces signes, le ressenti adapté à la situation est là  pour te donner les possibilités d’atteindre tes objectifs. Ce ressenti influence le comportement tout comme le comportement influence ce ressenti.

Il nous arrive fréquemment de poser des gestes ou d’avoir des comportements qui sont bons, qui se font sans que l’on ait à réfléchir. On les fait par automatisme parce que ça fonctionne. Ça s’appelle être inconsciemment compétent. Il suffit de reconnaître ces actions gagnantes que l’on utilise pour expérimenter du succès dans ce que l’on entreprend.

À la lecture du livre de Jason Belfort, Richard Bandler, un des pionniers de la PNL, lui a expliqué que ce qu’il avait accompli intuitivement fait partie de l’approche PNL.

Belfort avoue la puissance et la portée de cette façon de traiter les informations que les situations de la vie nous présentent. Il avoue également s’en être servi à mauvais escient en manipulant des gens pour les emmener vers sa vision à lui.

Dans le monde industrialisé dans lequel on vit, qui ne voudrait pas avoir de l’argent pour avoir la liberté de choisir comment vivre sa vie? Quand l’argent est utilisé comme appât, c’est fou à quel point ces personnes manipulées peuvent en perdre leurs propres repères; leur histoire personnelle semble subitement banale et leur système de valeurs s’en trouve bafoué.

On peut vouloir posséder de l’argent, mais on doit également le vouloir dans le but d’en faire profiter d’autres…Pas de profiter des autres !!

On doit garder en tête que notre vision du futur aura un impact sur la systémique autour.

Que cette vision et tous les objectifs s’y rattachant permettent un monde meilleur. D’être passionné par ce que l’on veut, d’avoir la certitude et la conviction,  rend nos actions plus facile… et ça marche !!!

Je remercie donc mon corps, mon ressenti de m’avoir averti que j’étais dans une situation PNL (Politically Non Loyal…) qui n’était pas en accord avec qui je suis, avec mes valeurs. C’est maintenant à moi de poursuivre à ma façon mon chemin vers ma vision.

Je pardonne (j’emmerde !) tous les pseudo Jordan Belfort de ce monde de ne pas avoir modélisé cet homme jusqu’à la fin !!!»

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Angoisse, de quel côté tournes-tu?

Mafalda

Le 8 janvier dernier, Psychology Today publiait un texte à propos de la PNL et laissait la place à différents experts pour expliquer certaines techniques de programmation neuro linguistique. (http://www.psychologytoday.com/blog/the-squeaky-wheel/201401/nlp-experts-speak-out)

Il y en a une des techniques proposées que je trouve très intéressante et relativement facile à faire soi-même à la maison. Elle est présentée dans le texte sur Psychology Today par son « créateur / améliorateur », Steve Andreas (une des grandes forces de la PNL est d’être une approche en constante évolution. Des techniques de base ont été créées, puis améliorées, remodelées, tricotées et retricotées, afin d’arriver le plus rapidement et le plus efficacement possible à des résultats. La technique que je vais vous présenter est issue des travaux « originaux » de Richard Bandler, bonifiés par Nick Kemp en 2008, puis par Andreas en 2009). Je vais vous en faire une traduction vraiment libre.

Avant toutes choses, j’aimerais également préciser quelques notions à propos de l’angoisse et l’anxiété.

Selon le Larousse, l’angoisse est

  • « Grande inquiétude, anxiété profonde née du sentiment d’une menace imminente mais vague.
  • Pour certains philosophes existentialistes, comme Heidegger, expérience fondamentale de l’homme, qui lui permet de saisir la réalité du monde, ainsi que la sienne propre.
  • Sentiment pénible d’alerte psychique et de mobilisation somatique devant une menace ou un danger indéterminés et se manifestant par des symptômes neurovégétatifs caractéristiques (spasmes, sudation, dyspnée, accélération du rythme cardiaque, vertiges, etc.) »

L’anxiété, quant à elle, se lit comme suit :

  • « Inquiétude pénible, tension nerveuse, causée par l’incertitude, l’attente ; angoisse : Son regard trahissait son anxiété.
  • Trouble émotionnel se traduisant par un sentiment indéfinissable d’insécurité. »

Dans son blogue, le Pharmachien a fait une chouette BD pour illustrer ce qu’est l’anxiété. http://www.lepharmachien.com/anxiete/

Quant à moi, je ne suis ni psychologue, ni médecin. L’exercice que je vous propose ici est utile pour modifier le feeling, le ressenti d’une émotion forte (mettez le mot que vous voulez : anxiété, angoisse, gros chagrin, peine d’amour, lassitude, etc. Testez!). C’est un outil de plus dans votre coffre. Il ne remplace pas l’avis d’un autre professionnel. Ça peut être intéressant d’en discuter avec lui, par exemple!

Donc, voici comment ça se passe :

  1.  Pensez à une situation qui déclenche le sentiment que vous voulez modifier. Remarquez OÙ débute la sensation et VERS OÙ elle se dirige (!). Oui, oui, les feelings sont en mouvement! Attendez, ce n’est même pas encore la partie la plus spéciale!
    Par exemple, la sensation du sentiment peut débuter dans le ventre, remonter le long du torse et se déplacer vers vos bras. Il s’agit du chemin parcouru par le sentiment.
  2. Portez attention à la forme de votre sentiment (feeling). Quelle est sa forme au début et à mesure qu’il progresse le long de son chemin? Par exemple, il peut débuter gros comme une noix, prendre plus de place dans le torse pour ensuite emplir les bras. Et quelle est la couleur de ce sentiment?
  3. Là, c’est la partie la plus étrange : au fur et à mesure que le sentiment poursuit son chemin, de quel côté tourbillonne-t-il? Hein??
    Si vous ne pouvez l’identifier, prenez votre main et faites-la tourner dans un sens, puis dans l’autre, le long du chemin du sentiment. Il y a un côté qui sera plus « naturel » que l’autre.
  4. Pensez à nouveau à la situation de départ, celle qui déclenche le sentiment.  Remarquez l’apparition de la sensation du sentiment et faites-la tourbillonner de l’autre côté, en même temps que vous en remplacez la couleur par une qui vous plait plus. Ajouter même des étincelles, du p’tit brillant, etc… et découvrez ce qui se passe!

Habituellement, un sentiment beaucoup plus positif et pratique pour vous prendra place. Au besoin, augmenter la vitesse de rotation de ce sentiment, changez le sens, ajustez les couleurs… Testez!

Références citées dans l’article initial:

Andreas, Steve. (2009) “Resolving Anxiety” démontration vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=g9dDsn1Ka9g

Kemp, Nick. (2008) “Some Great New Methods”
http://realpeoplepress.com/blog/some-great-new-methods

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Votre cerveau, votre ami

La semaine dernière, je vous parlais du potentiel de faire des affirmations positives sous forme de question, les Afformations©.

En faisant mes recherches pour la thématique de cette semaine, je suis tombée sur cette citation (quel hasard!):

« Si vous commencez à vous poser des questions positives, vous aurez en tête des images positives. Et ces images positives vous rempliront de sentiments positifs. Vous éprouverez alors un regain d’enthousiasme dans votre vie. »

-Richard Bandler, cocréateur de la PNL

On me demande souvent ce qu’est la programmation neurolinguistique, la PNL. En gros, la PNL est un ensemble de techniques qui s’intéresse aux stratégies utilisées par une personne pour aller mieux, instaurer des changements, etc. On s’intéresse à la façon dont sont captés les différents stimuli et comment ils sont « codifiés » et emmagasiné dans notre inconscient. Et à ce que nous en faisons par la suite.

De différentes façons, la PNL sert notamment à identifier les « programmes » internes qui fonctionnent bien pour les utiliser consciemment dans un autre contexte. Elle sert également à identifier ceux qui fonctionnent moins bien et à les modifier pour changer la réponse donnée. Oui, oui, un peu comme on le ferait avec un ordinateur. On parle de programmation, non?

Prenons un exemple. Imaginez une tarte aux pommes. Une tarte aux pommes? Aux pommes, au sucre, au citron, peu importe…

Donc, pensez à cette tarte. Est-ce qu’il y a une image? Où se trouve-t-elle? Dans ma tête, voyons! Oui, oui, je sais, il n’y a probablement pas de tarte dans votre champ visuel réel… Cependant, prenez conscience de votre image mentale…

Où est la tarte? En avant de vous? Sur le côté? En arrière?
Et est-ce que cette image est très grande ou toute petite? Dans un film ou sur un poster?
Peut-être cette tarte est chaude, ou très fraîche,…
Pouvez-vous en sentir l’odeur? Y goûter?
Entendez-vous le son que fait l’assiette si on la dépose sur une table? La voix de quelqu’un? D’où provient le son? De la gauche ou de la droite?

Le VAKO: Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif / Goût

Le VAKO: Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif / Goût

Bon, ok! Ça va faire là! Change d’exemple, ça donne le goût de manger de la tarte…
Et vous? Quelle a été votre expérience? Êtes-vous parvenu à localiser l’image, le son, l’odeur, le goût et le ressenti (le feeling) de cette pensée?

Pour chacun de nos souvenirs (passés ou à venir!), notre cerveau enregistre les informations de cette façon, avec les 5 sens. Nos pensées sont découpées en caractéristiques, que l’on nomme « sous-modalités ».

La bonne nouvelle est qu’on peut travailler sur ces sous-modalités pour changer la façon dont nous nous sentons par rapport à une situation.

Reprenons notre tarte. Quoi? Encore? Je t’ai dit que j’avais faim…

Prenez votre image de tarte – ou votre dessert préféré –  et changez-en sa luminosité. Commencez par augmenter la lumière, jusqu’à ce que ça soit très très ensoleillé… puis, diminuez la lumière, jusqu’à ce que la tarte ne soit plus qu’éclairée que par une toute petite lueur de bougie.

Que s’est-il passé avec les odeurs pendant ce temps? Et le goût? Et votre ressenti?
Et si vous transformez votre image en noir et blanc, que ce passe-t-il?
Et si vous en faites une toute petite image, un timbre-poste?
Et si vous faites un film, que vous vous regardez en être l’acteur (ce que l’on nomme « être dissocié »)?
Et si vous êtes « dans l’action »? C’est-à-dire que vous voyez vos mains tenir la tarte, par exemple (ou « être associé »).

Remarquez comment ces changements de sous-modalités influencent comment vous vivez la situation, comment ces changements influencent votre feeling.

Pour la plupart des gens, faire un long film avec une pensée, et y être en mode associé, intensifie la sensation. À l’inverse, faire un film très court, très rapide et en mode dissocié, diminue l’émotion.

C’est comme si vous deviez raconter l’histoire de l’extraction de votre dent de sagesse. Si vous racontez l’événement de façon brève, comme si c’était arrivé à quelqu’un d’autre, il y a fort à parier que ça vous rappelle des souvenirs moins douloureux que si vous racontez le tout très lentement, avec moult détails…

Alors, comment utiliser son ami le cerveau pour se sentir bien?

  • Prenez un souvenir où vous vous sentez merveilleusement bien;
  • Refaites-en le film et jouez dans le film (vous vivez l’action, vous n’êtes pas dans la salle de cinéma);
  • Voyez ce que vos yeux voient, entendez ce que vos oreilles entendent;
  • Ressentez sur votre peau à quel point vous vous sentez merveilleusement bien;
  • Ressentez dans tout votre corps comment vous vous sentez merveilleusement bien, tout comme dans votre souvenir.
  • Ralentissez le rythme de votre film afin de vous imprégner de chacun des détails de chacune de vos sensations;
  • Ajustez la luminosité et les sons ambiants pour faire de cette expérience une expérience parfaite.

Imaginez maintenant une situation à venir où vous auriez besoin de vous sentir aussi bien. Faites vibrer pleinement cette sensation dans chacune de vos cellules et imaginez-vous dans les jours et les semaines à venir…

On peut également modifier une sensation désagréable.

  • Par exemple, pensez à une personne qui vous est désagréable.
  • Faites-en une image en noir et blanc, rapetissez-la et éloignez cette image le plus loin possible de vous.
  • Entendez la personne vous dire ce qu’elle a à vous dire tout en lui changeant la voix (ex : voix d’enfant, voix de bande dessinée – Bart Simpson? Donald Duck? La Schtroumpfette?).
  • Transformez la personne en clown, en lutin, ce qui vous plaira!
  • Prenez conscience maintenant de comment cette personne ne suscite plus la même réaction en vous.

Continuez à lire ce billet jusqu’à la fin puis, repensez à la personne. Vous verrez que le sentiment envers cette personne sera bel et bien modifié.

Il peut arriver pour certains que cette gymnastique mentale soit plus difficile à faire au début, alors que les enfants font ça tout naturellement. J’ai des clients qui me disent « je ne vois rien, je n’entends rien, je ne ressens rien… ». Peut-être sont-ils trop dans leur tête?
Si jamais c’était votre cas, pas de panique!  Il y a fort probablement un de vos cinq sens qui est plus facilement accessible pour vous, que ça soit visuel, auditif, kinesthésique (feeling). Commencez par explorer cet aspect-là. Repensez à votre repas d’hier : qu’est-ce qui vient en premier? Une image, un son, un goût, une sensation? Explorez toutes les facettes qui se présentent en premier, puis glissez vers un autre sens. Vous allez progressivement être en mesure de faire le tour des cinq sens.

Pour vous aider à « habiter votre corps » et être moins dans votre tête, Alexandre Nadeau propose un exercice tout simple sur son site (incluant une vidéo). Je vous invite à l’essayer et à revenir ici refaire les deux exercices inscrits plus haut (se sentir bien et modifier une sensation désagréable)

Go! Allez-y! Je vous attends…

…Et maintenant, en quoi les expériences ont-elles été différentes en « habitant » votre corps?

Et que ce passe-t-il avec la personne qui vous était désagréable?

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Pour aller plus loin dans ces exercices, je vous recommande le livre « Obtenez la vie que vous voulez : une méthode infaillible pour une transformation rapide et durable » de Richard Bandler, cocréateur de la PNL.

Le travail fait coaching PNL utilise beaucoup de techniques permettant de faire ressentir (avec les 5 sens), ce que l’on veut atteindre comme objectif. Pour en apprendre plus, contactez un coach PNL! (Ou contactez-moi, bien sûr! 😉 )