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Recette de base pour la motivation

Motivation_Garfield

Internet regorge de recettes. Recette de base pour un gâteau blanc, recette de base pour des biscuits à l’avoine, pour du poulet, du poisson blanc…. Et existe-t-il une recette de base pour se motiver?

Et bien oui!

Cette technique a été assemblée par Robert Dilts et présentée sur son site web (eh oui, vous l’aurez deviné, c’est en anglais! Une chance que je suis là pour vous! ).

Dilts est en programmation neuro-linguisitique depuis les tout débuts de cette approche. Auteur de nombreux livres, on lui doit la PNL de 2e et de 3e générations et ses nombreuses applications en entreprise. C’est une sommité dans le domaine (et je l’adore!).

Donc, voici sa recette de base :

Ingrédients :  de l’imagination, des attentes, des critères, des sous-modalités (je vous explique plus loin de quoi il s’agit) …et un peu de poivre en grains…(NON!…Non? Ah bon!)

Les étapes

1)      Imaginez-vous ayant déjà réussi ou accompli ce que vous voulez faire. Dans cette scène du futur, vous vous imaginez vraiment, vraiment content de vous (ou fier, ou satisfait, etc). L’idée, c’est de vous imaginer dans cette situation future avec un feeling (un ressenti) extrêmement positif;

2)      Prenez conscience de ce que vous ressentez dans cette vision du futur, de ce que vous voyez, vous entendez, vous goûtez, bref, prenez conscience de tout ce que vos sens captent dans cet état de vision du futur;

3)      Ajustez les sous-modalités afin de faire de cette expérience, une expérience encore plus riche. Qu’est-ce que les sous-modalités? Par exemple, qu’est-ce qui se passe avec votre ressenti, votre sentiment de fierté, ou de satisfaction, si vous mettez votre image plus lumineuse? Si vous changez les mots que vous entendez, le ton de la voix, la température (plus chaud, plus frais, etc). Bref, comme vous êtes dans votre imaginaire, vous avez tous les pouvoirs du monde pour ajuster votre vision afin de bonifier au maximum votre feeling. Prenez chacun de vos 5 sens et ajustez ce qui se passe afin de faire vibrer au maximum votre réussite;

4)      Quand tout ça vibre bien comme il le faut, enregistrez dans votre mémoire ce ressenti. Pour vous aider, vous pouvez y associer une image et/ou une couleur et/ou un symbole et/ou un mot, une chanson et/ou un petit geste (on appele ça de l’auto-ancrage);

5)      Quand viendra le temps de faire ce que vous avez à faire pour atteindre votre objectif, repensez au merveilleux feeling que vous avez ressenti à la fin de l’étape 3. Activez ce ressenti avec l’ancre que vous avez choisi à l’étape 4.

Voici un premier exemple, issu de ma vraie vie : faire le ménage (je déteste!). J’ai besoin d’une bonne dose de motivation pour le faire… Ok, ce n’est pas un projet ou un rêve, c’est une corvée. Ça marche pour ça également!

Donc, je fais une vision du futur de la maison toute bien rangée et moi qui suis heureuse et détendue dans cet environnement propre. J’ajuste l’image : je mets plein de soleil, ça sent bon, je respire bien, tout est beau… même le filtre de l’aquarium devient silencieux… Je fais vibrer tout ça en moi. Et c’est bien plus facile de prendre torchon, aspirateur et autre pour accéder à cette vision.

Exemple 2 : aller faire mon entrainement de course à pied. Honnêtement, je crois que je m’entête à faire de la course à pied pour le feeling d’après-course. Je suis vraiment fière de moi quand je reviens!

Donc, quand ça me tente moins de sortir courir, je fais une vision très nette de mon après-course, tout de suite quand j’ai fini. (Mais non! Je ne fais pas une image de moi pleine de sueur, la langue à terre voyons!). Dans cette image, je reviens de ma course où tout s’est vraiment bien passé, je rayonne, ça sent bon le printemps, je me trouve tellement bonne d’être aller courir, etc, etc. Toute cette vision du futur fait vibrer très fort mon sentiment de fierté que Go! J’y vais!

Avec un peu de pratique, votre cerveau est capable de générer rapidement cette vision positive du futur et vous faire accéder à cette motivation tant désirée.

 

Stratégie de base pour la motivation, selon Robert Dilts

Stratégie de base pour la motivation, selon Robert Dilts

Vous avez des questions, des commentaires? Vous avez expérimenté? Exprimez-vous!

PS : Pour ceux et celles que ça intéresse, Robert Dilts donnera une formation à Montréal en avril prochain sur les secrets de l’innovation. Je suis à la recherche d’un mécène pour pouvoir y assiter :p 

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La carte n’est pas le territoire… hein?

Avez-vous déjà pris conscience que pour un même événement vécu, tous les participants ne remarqueront pas les mêmes choses?

Prenons par exemple un fait objectif, une réalité : deux hommes s’embrassent dans la rue.

Qu’est-ce qui fait que la représentation de ce fait soit différente selon les individus, le pays, la culture? Entre vous et moi, je n’ai certainement pas la même interprétation de cette réalité que M. Vladimir Poutine, président de la Russie.

Une des présuppositions essentielles de l’approche en PNL est que « la carte n’est pas le territoire ». Nous emmagasinons les informations  de notre environnement, des événements,  des gens, selon notre propre système de représentation, notre carte du monde.

La représentation interne que nous avons d’un événement extérieur est donc différente de l’événement proprement dit.

Cette notion de «la carte n’est pas le territoire» provient du mathématicien polonais Alfred Korsysbsky (1933) qui a écrit que la perception du monde – le territoire – passait par l’intermédiaire de nos cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût. On prend ces stimuli externes pour s’en faire une représentation interne dans notre cerveau, la carte. Nos sens nous bombardent de plus de stimuli que ce que notre conscient peut retenir. Nos filtres travaillent pour retenir ce qui est essentiel pour nous, au moment où ça se passe.

En plus du filtre de nos 5 sens, la réalité passe également par le filtre de nos valeurs, nos croyances, nos souvenirs, notre culture, notre éducation, etc.

Notre vision du monde, notre carte, ce que nous considérons comme NOTRE réalité est donc le résultat de notre machine à filtre. Et nous avons tous notre propre machine. Voici un petit schéma pour illustrer ce propos:

«La carte n'est pas le territoire», un des postulats de la PNL

«La carte n’est pas le territoire», un des postulats de la PNL

Pour Korsysbsky, la plupart des difficultés dans les relations humaines viennent du fait que les gens confondent la carte et le territoire. Nous avons tendance à croire que tous les gens que nous côtoyons utilisent la même machine que nous, donc comprennent la réalité de la même façon que nous.

Korsysbsky va plus loin. Selon lui, cette notion de carte différente du territoire s’applique également aux mots avec les choses qu’ils désignent.

Un autre exemple, que vous pouvez faire avec un ami :

– Quelle définition donnez-vous au mot « amour »?

– Quelle définition votre voisin donne-t-il au  mot « amour »?

– Quelles pourraient être d’autres définitions, selon d’autres cartes du monde?

  • Pour un dépendant affectif?
  • Pour un orphelin?
  • Pour une personne en peine d’amour?
  • Pour un missionnaire?

Et qu’en est-il des notions telles le respect, « je me suis sentie blessée! », et même « ma journée a été effroyable! ». Qu’est-ce que tout ça veut dire au fond, pour la personne?

En PNL, nous disons que chaque personne possède sa propre carte du monde et que c’est à partir de cette carte du monde qu’elle prend ses décisions, son vocabulaire et ses comportements.

Tenter de comprendre la carte du monde de l’autre, en mettant la sienne de côté, est à la base d’une communication harmonieuse et sincère.

Quand on croit que l’autre personne a la même carte que nous, on s’attend à ce qu’elle comprenne exactement ce qu’on veut dire, qu’elle agisse comme on le veut, qu’elle réfléchisse comme nous. Or les cartes du monde sont différentes de la nôtre. Non, les gars et les filles ne pensent pas pareil. Et non, tous les gars ne pensent pas pareil. Et non, toutes les filles ne pensent pas pareil. C’est merveilleux, non?

Les situations de malentendu ou d’incompréhension sont de bonnes occasions pour se poser des questions du type : quelle est ma carte dans cette situation? Et quelle est (ou pourrait) être la carte de l’autre? Quelle est SA réalité?

Et la meilleure façon de le savoir est de poser la question directement à la personne. Avant d’interpréter potentiellement de travers ce que l’autre veut dire, mettez votre carte de côté, soyez tel une page blanche et demandez : « Qu’est-ce que tu veux dire par (…) »

Soyez curieux!

Entraînez-vous à questionner la carte de l’autre, à distinguer ce qui vous appartient et ce qui appartient à l’autre.

Pour les gens en entreprise, amusez-vous avec l’exercice suivant. Demandez quelles sont les valeurs de l’entreprise et qu’est-ce qu’elles signifient pour chacun des participants. Vous pourriez être surpris des réponses!

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Les valeurs que vous avez (en ordre ou en désordre) – partie 2

La semaine dernière, je présentais une étude sur les valeurs universelles. Dans le modèle de  Shalom Schartz, les valeurs sont regroupées de façon à répondre ultimement à 3 besoins (besoin biologique, besoin d’une interaction sociale coordonnée et besoin de survie et de bien-être au sein des groupes).

Le lien existant entre les valeurs et les besoins a été traité par de nombreux auteurs, dont peut-être le plus connu, Abraham Maslow avec sa pyramide des besoins. (Pour ceux qui le souhaitent, le livre Psychologie sociale des valeurs, de Pascal Morchain, traite de nombreux auteurs et théories à ce sujet.  On peut en lire un extrait ici : http://excerpts.numilog.com/books/9782100526161.pdf

Sur le site français Psychologie du travail, la pyramide de Maslow est présentée avec un versant vie privée et un versant vie professionnelle:

 

Dans son livre « Je suis comme je suis : connaissez-vous vraiment vos valeurs personnelles (http://isabellenazare-aga.com/je-suis-comme-je-suis-2008) , Isabelle Nazare-Aga fait une classification des valeurs selon la pyramide de Maslow. En toute logique, nous devrions nous assurer de combler nos valeurs qui sont au bas de la pyramide avant de combler nos valeurs qui sont dans les niveaux supérieurs.

Valeurs ou besoins?

On parle de lien, de continuum, d’enchevêtrement entre ces concepts, bref, ce n’est pas toujours facile de différencier un besoin d’une valeur. Et tous les auteurs ne s’entendent pas sur la liste de ce qu’est une valeur… Pour vous aider dans votre réflexion, le site de l’Université du Québec sur l’éducation à la santé en propose une liste, avec de nombreuses références bibliographiques (http://www.uquebec.ca/edusante/mentale/les_valeurs.htm)

Exemples de valeurs. Source: Éducation en santé, Université du Québec

Exemples de valeurs. Source: Éducation en santé, Université du Québec

À la limite, dans le cadre d’une réflexion de cheminement personnel, que ce soit une valeur ou un besoin, ce n’est pas si grave de mettre le concept dans la bonne catégorie… Au delà des concepts, deux choses méritent notre attention, selon moi. 1) se questionner sur ce qui est important pour nous et comment les sphères de notre vie comblent – ou non – ces valeurs / besoins. 2) Quelle est la hiérarchie de ces valeurs/besoins à ce moment-ci de notre vie.

Retenons que nous avons la plupart de nos valeurs fondamentales très tôt dans notre vie. Ce qui varie avec le temps est beaucoup plus l’ordonnancement de ces valeurs que celles-ci en tant que telle.

 

Une des façons de faire pour identifier nos valeurs est de penser à plusieurs situations où nous nous sentons vraiment bien dans différents environnements (ex : au travail, à la maison, avec les amis, seul). Pour chaque situation, faites la liste des besoins et valeurs que vous comblez lorsque vous êtes bien (ex : sécurité, échange, communication, amour, etc). Demandez-vous, pour chaque situation, s’il n’y a pas un besoin encore plus grand qui est comblé.

Pensez également à des situations où vous ne vous sentez pas bien et demandez-vous quels sont les besoins qui ne sont pas comblés, les valeurs qui sont bafouées. Certains aspects sont plus faciles à identifier quand ils sont dans l’adversité…

Regroupez sur une liste l’ensemble de vos valeurs. Il devrait y avoir des points de convergence entre les deux listes.

Pour les classer en ordre, comparez les 2 par 2 en vous demandant quelle valeur vous préférez. Par exemple, si vous avez les valeurs « paix » et « liberté ». Posez-vous la question : est-ce que je préfère vivre dans un monde où la paix règne au détriment de la liberté ou si je préfère vivre dans un monde libre au détriment de la paix? Ou encore : Est-ce que je préfère être libre même si je ne suis pas en paix? Je sais, ce n’est pas si facile de choisir… Et l’apport d’un coach dans cette démarche peut être la bienvenue (surtout quand il y a des questions que l’on préfère éviter  hi hi hi).

On accorde 1 point à la valeur que l’on place en premier rang pour chaque paire et 0 pour l’autre. À la fin de l’exercice, on fait le décompte et on obtient notre échelle de valeurs.

Pour s’aider à compiler, voici un petit tableau Excel: Echelle valeurs

Maintenant, comment votre milieu de travail est-il en lien avec vos valeurs? S’il y a des écarts, quelles actions concrètes peuvent être faites pour répondre à vos valeurs (donc à vos besoins)? Par exemple, vous venez de prendre conscience que la valeur « liberté » est très importante pour vous. Est-il possible d’avoir un horaire de travail variable? Est-ce satisfaisant pour vous?

Et qu’en est-il de votre vie de couple? Partagez-vous les mêmes valeurs? Respectez-vous la hiérarchie des valeurs de votre conjoint et est-ce réciproque? Quelles sont les zones de compromis acceptables de part et d’autre, s’il y a lieu?

Rappelez-vous : nos valeurs sont à la base de la confiance en soi. Prendre conscience de celles que nous chérissons et les respecter aura une influence positive sur toutes les sphères de notre vie.

Allez à l’encontre de nos valeurs, c’est tenter de nager à contre-courant. Ça peut se faire, sauf que c’est épuisant et on ne sait pas combien de temps on peut tenir. Allez dans le sens de ses valeurs, c’est nager avec le courant : tout coule de source!

Contactez-moi si vous avez besoin d’un coup de pouce pour mettre à jour votre échelle de valeurs. Je possède l’art de la question :p

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Angoisse, de quel côté tournes-tu?

Mafalda

Le 8 janvier dernier, Psychology Today publiait un texte à propos de la PNL et laissait la place à différents experts pour expliquer certaines techniques de programmation neuro linguistique. (http://www.psychologytoday.com/blog/the-squeaky-wheel/201401/nlp-experts-speak-out)

Il y en a une des techniques proposées que je trouve très intéressante et relativement facile à faire soi-même à la maison. Elle est présentée dans le texte sur Psychology Today par son « créateur / améliorateur », Steve Andreas (une des grandes forces de la PNL est d’être une approche en constante évolution. Des techniques de base ont été créées, puis améliorées, remodelées, tricotées et retricotées, afin d’arriver le plus rapidement et le plus efficacement possible à des résultats. La technique que je vais vous présenter est issue des travaux « originaux » de Richard Bandler, bonifiés par Nick Kemp en 2008, puis par Andreas en 2009). Je vais vous en faire une traduction vraiment libre.

Avant toutes choses, j’aimerais également préciser quelques notions à propos de l’angoisse et l’anxiété.

Selon le Larousse, l’angoisse est

  • « Grande inquiétude, anxiété profonde née du sentiment d’une menace imminente mais vague.
  • Pour certains philosophes existentialistes, comme Heidegger, expérience fondamentale de l’homme, qui lui permet de saisir la réalité du monde, ainsi que la sienne propre.
  • Sentiment pénible d’alerte psychique et de mobilisation somatique devant une menace ou un danger indéterminés et se manifestant par des symptômes neurovégétatifs caractéristiques (spasmes, sudation, dyspnée, accélération du rythme cardiaque, vertiges, etc.) »

L’anxiété, quant à elle, se lit comme suit :

  • « Inquiétude pénible, tension nerveuse, causée par l’incertitude, l’attente ; angoisse : Son regard trahissait son anxiété.
  • Trouble émotionnel se traduisant par un sentiment indéfinissable d’insécurité. »

Dans son blogue, le Pharmachien a fait une chouette BD pour illustrer ce qu’est l’anxiété. http://www.lepharmachien.com/anxiete/

Quant à moi, je ne suis ni psychologue, ni médecin. L’exercice que je vous propose ici est utile pour modifier le feeling, le ressenti d’une émotion forte (mettez le mot que vous voulez : anxiété, angoisse, gros chagrin, peine d’amour, lassitude, etc. Testez!). C’est un outil de plus dans votre coffre. Il ne remplace pas l’avis d’un autre professionnel. Ça peut être intéressant d’en discuter avec lui, par exemple!

Donc, voici comment ça se passe :

  1.  Pensez à une situation qui déclenche le sentiment que vous voulez modifier. Remarquez OÙ débute la sensation et VERS OÙ elle se dirige (!). Oui, oui, les feelings sont en mouvement! Attendez, ce n’est même pas encore la partie la plus spéciale!
    Par exemple, la sensation du sentiment peut débuter dans le ventre, remonter le long du torse et se déplacer vers vos bras. Il s’agit du chemin parcouru par le sentiment.
  2. Portez attention à la forme de votre sentiment (feeling). Quelle est sa forme au début et à mesure qu’il progresse le long de son chemin? Par exemple, il peut débuter gros comme une noix, prendre plus de place dans le torse pour ensuite emplir les bras. Et quelle est la couleur de ce sentiment?
  3. Là, c’est la partie la plus étrange : au fur et à mesure que le sentiment poursuit son chemin, de quel côté tourbillonne-t-il? Hein??
    Si vous ne pouvez l’identifier, prenez votre main et faites-la tourner dans un sens, puis dans l’autre, le long du chemin du sentiment. Il y a un côté qui sera plus « naturel » que l’autre.
  4. Pensez à nouveau à la situation de départ, celle qui déclenche le sentiment.  Remarquez l’apparition de la sensation du sentiment et faites-la tourbillonner de l’autre côté, en même temps que vous en remplacez la couleur par une qui vous plait plus. Ajouter même des étincelles, du p’tit brillant, etc… et découvrez ce qui se passe!

Habituellement, un sentiment beaucoup plus positif et pratique pour vous prendra place. Au besoin, augmenter la vitesse de rotation de ce sentiment, changez le sens, ajustez les couleurs… Testez!

Références citées dans l’article initial:

Andreas, Steve. (2009) “Resolving Anxiety” démontration vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=g9dDsn1Ka9g

Kemp, Nick. (2008) “Some Great New Methods”
http://realpeoplepress.com/blog/some-great-new-methods

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Le temps des bilans

Apprends d'hier, vit pour aujourd'hui, regarde vers demain (et repose-toi cet après-midi)

Apprends d’hier, vit pour aujourd’hui, regarde vers demain
(et repose-toi cet après-midi)

Et voilà, nous sommes rendus à la fin de décembre et c’est l’heure des bilans. Original non? Non, pas du tout! Est-ce que tu vas parler du Bye Bye tant qu’à faire?

Original ou pas, là n’est pas la question. Avant d’entreprendre une nouvelle année, c’est intéressant de faire le point sur les moments qui viennent de passer. Quand on sait d’où l’on vient, on sait mieux où l’on va.
Et si on parlait plutôt de la façon dont on peut faire le bilan de notre dernière année?

Une des façons de faire est de repenser aux petits et grands moments de votre année. On feuillette notre journal, notre agenda, nos photos, notre mur Facebook… Et on donne une note d’appréciation pour son année. Par exemple, sur une échelle de 1 à 10, quelle évaluation je fais de mon année 2013?
Ensuite, on se pose la question : qu’est-ce que ça m’aurait pris pour avoir 1 ou 2 points de plus? Et qu’est-ce qui fait en sorte que je n’ai pas un ou 2 points de moins? Comment ai-je réussi ça?

Je vous invite à faire une appréciation distincte pour les 7 grandes rubriques suivantes de la vie. Ça permet de donner une perspective différente, de relativiser les aspects qui ont peut-être un peu moins bien « scoré » au courant des 12 derniers mois.

Alors, de façon distincte, quel bilan faites-vous de la dernière année (sur une échelle de 1 à 10):

–          De votre travail et votre carrière?

–          De vos objectifs financiers?

–          De vos loisirs et vos passe-temps?

–          De votre santé et votre condition physique?

–          De vos relations avec votre entourage?

–          De votre santé émotionnelle et votre spiritualité?

–          De votre contribution à la communauté?

Et qu’est-ce que ça aurait pris pour aller chercher des points de plus? Comment avez-vous réussi à ne pas aller plus bas? Quels sont les événements marquants?

Un bilan sur douze mois donne une perspective pour aller vers la prochaine année. Et qu’est-ce qui est différent si vous reculiez encore plus loin pour faire ce bilan? Faites le point entre aujourd’hui et où vous en étiez pour un ou plusieurs de ces aspects, il y a 3 ans? Il y a 5 ans?

Prenez le temps d’apprécier — oui, même pour les cas où ce n’est pas si facile — comment tous les changements qui ont pu arriver sont source d’apprentissages. Comment les éventuels pépins de la vie peuvent être une occasion pour faire les choses différemment. Pour rebondir. Pour partir à neuf. Pour changer. Pour évoluer.

Reconnaître le positif en toutes choses, c’est s’engager sur la voie de la gratitude.

C’est déjà une belle amorce pour la prochaine année, non?

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Votre cerveau, votre ami

La semaine dernière, je vous parlais du potentiel de faire des affirmations positives sous forme de question, les Afformations©.

En faisant mes recherches pour la thématique de cette semaine, je suis tombée sur cette citation (quel hasard!):

« Si vous commencez à vous poser des questions positives, vous aurez en tête des images positives. Et ces images positives vous rempliront de sentiments positifs. Vous éprouverez alors un regain d’enthousiasme dans votre vie. »

-Richard Bandler, cocréateur de la PNL

On me demande souvent ce qu’est la programmation neurolinguistique, la PNL. En gros, la PNL est un ensemble de techniques qui s’intéresse aux stratégies utilisées par une personne pour aller mieux, instaurer des changements, etc. On s’intéresse à la façon dont sont captés les différents stimuli et comment ils sont « codifiés » et emmagasiné dans notre inconscient. Et à ce que nous en faisons par la suite.

De différentes façons, la PNL sert notamment à identifier les « programmes » internes qui fonctionnent bien pour les utiliser consciemment dans un autre contexte. Elle sert également à identifier ceux qui fonctionnent moins bien et à les modifier pour changer la réponse donnée. Oui, oui, un peu comme on le ferait avec un ordinateur. On parle de programmation, non?

Prenons un exemple. Imaginez une tarte aux pommes. Une tarte aux pommes? Aux pommes, au sucre, au citron, peu importe…

Donc, pensez à cette tarte. Est-ce qu’il y a une image? Où se trouve-t-elle? Dans ma tête, voyons! Oui, oui, je sais, il n’y a probablement pas de tarte dans votre champ visuel réel… Cependant, prenez conscience de votre image mentale…

Où est la tarte? En avant de vous? Sur le côté? En arrière?
Et est-ce que cette image est très grande ou toute petite? Dans un film ou sur un poster?
Peut-être cette tarte est chaude, ou très fraîche,…
Pouvez-vous en sentir l’odeur? Y goûter?
Entendez-vous le son que fait l’assiette si on la dépose sur une table? La voix de quelqu’un? D’où provient le son? De la gauche ou de la droite?

Le VAKO: Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif / Goût

Le VAKO: Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif / Goût

Bon, ok! Ça va faire là! Change d’exemple, ça donne le goût de manger de la tarte…
Et vous? Quelle a été votre expérience? Êtes-vous parvenu à localiser l’image, le son, l’odeur, le goût et le ressenti (le feeling) de cette pensée?

Pour chacun de nos souvenirs (passés ou à venir!), notre cerveau enregistre les informations de cette façon, avec les 5 sens. Nos pensées sont découpées en caractéristiques, que l’on nomme « sous-modalités ».

La bonne nouvelle est qu’on peut travailler sur ces sous-modalités pour changer la façon dont nous nous sentons par rapport à une situation.

Reprenons notre tarte. Quoi? Encore? Je t’ai dit que j’avais faim…

Prenez votre image de tarte – ou votre dessert préféré –  et changez-en sa luminosité. Commencez par augmenter la lumière, jusqu’à ce que ça soit très très ensoleillé… puis, diminuez la lumière, jusqu’à ce que la tarte ne soit plus qu’éclairée que par une toute petite lueur de bougie.

Que s’est-il passé avec les odeurs pendant ce temps? Et le goût? Et votre ressenti?
Et si vous transformez votre image en noir et blanc, que ce passe-t-il?
Et si vous en faites une toute petite image, un timbre-poste?
Et si vous faites un film, que vous vous regardez en être l’acteur (ce que l’on nomme « être dissocié »)?
Et si vous êtes « dans l’action »? C’est-à-dire que vous voyez vos mains tenir la tarte, par exemple (ou « être associé »).

Remarquez comment ces changements de sous-modalités influencent comment vous vivez la situation, comment ces changements influencent votre feeling.

Pour la plupart des gens, faire un long film avec une pensée, et y être en mode associé, intensifie la sensation. À l’inverse, faire un film très court, très rapide et en mode dissocié, diminue l’émotion.

C’est comme si vous deviez raconter l’histoire de l’extraction de votre dent de sagesse. Si vous racontez l’événement de façon brève, comme si c’était arrivé à quelqu’un d’autre, il y a fort à parier que ça vous rappelle des souvenirs moins douloureux que si vous racontez le tout très lentement, avec moult détails…

Alors, comment utiliser son ami le cerveau pour se sentir bien?

  • Prenez un souvenir où vous vous sentez merveilleusement bien;
  • Refaites-en le film et jouez dans le film (vous vivez l’action, vous n’êtes pas dans la salle de cinéma);
  • Voyez ce que vos yeux voient, entendez ce que vos oreilles entendent;
  • Ressentez sur votre peau à quel point vous vous sentez merveilleusement bien;
  • Ressentez dans tout votre corps comment vous vous sentez merveilleusement bien, tout comme dans votre souvenir.
  • Ralentissez le rythme de votre film afin de vous imprégner de chacun des détails de chacune de vos sensations;
  • Ajustez la luminosité et les sons ambiants pour faire de cette expérience une expérience parfaite.

Imaginez maintenant une situation à venir où vous auriez besoin de vous sentir aussi bien. Faites vibrer pleinement cette sensation dans chacune de vos cellules et imaginez-vous dans les jours et les semaines à venir…

On peut également modifier une sensation désagréable.

  • Par exemple, pensez à une personne qui vous est désagréable.
  • Faites-en une image en noir et blanc, rapetissez-la et éloignez cette image le plus loin possible de vous.
  • Entendez la personne vous dire ce qu’elle a à vous dire tout en lui changeant la voix (ex : voix d’enfant, voix de bande dessinée – Bart Simpson? Donald Duck? La Schtroumpfette?).
  • Transformez la personne en clown, en lutin, ce qui vous plaira!
  • Prenez conscience maintenant de comment cette personne ne suscite plus la même réaction en vous.

Continuez à lire ce billet jusqu’à la fin puis, repensez à la personne. Vous verrez que le sentiment envers cette personne sera bel et bien modifié.

Il peut arriver pour certains que cette gymnastique mentale soit plus difficile à faire au début, alors que les enfants font ça tout naturellement. J’ai des clients qui me disent « je ne vois rien, je n’entends rien, je ne ressens rien… ». Peut-être sont-ils trop dans leur tête?
Si jamais c’était votre cas, pas de panique!  Il y a fort probablement un de vos cinq sens qui est plus facilement accessible pour vous, que ça soit visuel, auditif, kinesthésique (feeling). Commencez par explorer cet aspect-là. Repensez à votre repas d’hier : qu’est-ce qui vient en premier? Une image, un son, un goût, une sensation? Explorez toutes les facettes qui se présentent en premier, puis glissez vers un autre sens. Vous allez progressivement être en mesure de faire le tour des cinq sens.

Pour vous aider à « habiter votre corps » et être moins dans votre tête, Alexandre Nadeau propose un exercice tout simple sur son site (incluant une vidéo). Je vous invite à l’essayer et à revenir ici refaire les deux exercices inscrits plus haut (se sentir bien et modifier une sensation désagréable)

Go! Allez-y! Je vous attends…

…Et maintenant, en quoi les expériences ont-elles été différentes en « habitant » votre corps?

Et que ce passe-t-il avec la personne qui vous était désagréable?

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Pour aller plus loin dans ces exercices, je vous recommande le livre « Obtenez la vie que vous voulez : une méthode infaillible pour une transformation rapide et durable » de Richard Bandler, cocréateur de la PNL.

Le travail fait coaching PNL utilise beaucoup de techniques permettant de faire ressentir (avec les 5 sens), ce que l’on veut atteindre comme objectif. Pour en apprendre plus, contactez un coach PNL! (Ou contactez-moi, bien sûr! 😉 )