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Recette de base pour la motivation

Motivation_Garfield

Internet regorge de recettes. Recette de base pour un gâteau blanc, recette de base pour des biscuits à l’avoine, pour du poulet, du poisson blanc…. Et existe-t-il une recette de base pour se motiver?

Et bien oui!

Cette technique a été assemblée par Robert Dilts et présentée sur son site web (eh oui, vous l’aurez deviné, c’est en anglais! Une chance que je suis là pour vous! ).

Dilts est en programmation neuro-linguisitique depuis les tout débuts de cette approche. Auteur de nombreux livres, on lui doit la PNL de 2e et de 3e générations et ses nombreuses applications en entreprise. C’est une sommité dans le domaine (et je l’adore!).

Donc, voici sa recette de base :

Ingrédients :  de l’imagination, des attentes, des critères, des sous-modalités (je vous explique plus loin de quoi il s’agit) …et un peu de poivre en grains…(NON!…Non? Ah bon!)

Les étapes

1)      Imaginez-vous ayant déjà réussi ou accompli ce que vous voulez faire. Dans cette scène du futur, vous vous imaginez vraiment, vraiment content de vous (ou fier, ou satisfait, etc). L’idée, c’est de vous imaginer dans cette situation future avec un feeling (un ressenti) extrêmement positif;

2)      Prenez conscience de ce que vous ressentez dans cette vision du futur, de ce que vous voyez, vous entendez, vous goûtez, bref, prenez conscience de tout ce que vos sens captent dans cet état de vision du futur;

3)      Ajustez les sous-modalités afin de faire de cette expérience, une expérience encore plus riche. Qu’est-ce que les sous-modalités? Par exemple, qu’est-ce qui se passe avec votre ressenti, votre sentiment de fierté, ou de satisfaction, si vous mettez votre image plus lumineuse? Si vous changez les mots que vous entendez, le ton de la voix, la température (plus chaud, plus frais, etc). Bref, comme vous êtes dans votre imaginaire, vous avez tous les pouvoirs du monde pour ajuster votre vision afin de bonifier au maximum votre feeling. Prenez chacun de vos 5 sens et ajustez ce qui se passe afin de faire vibrer au maximum votre réussite;

4)      Quand tout ça vibre bien comme il le faut, enregistrez dans votre mémoire ce ressenti. Pour vous aider, vous pouvez y associer une image et/ou une couleur et/ou un symbole et/ou un mot, une chanson et/ou un petit geste (on appele ça de l’auto-ancrage);

5)      Quand viendra le temps de faire ce que vous avez à faire pour atteindre votre objectif, repensez au merveilleux feeling que vous avez ressenti à la fin de l’étape 3. Activez ce ressenti avec l’ancre que vous avez choisi à l’étape 4.

Voici un premier exemple, issu de ma vraie vie : faire le ménage (je déteste!). J’ai besoin d’une bonne dose de motivation pour le faire… Ok, ce n’est pas un projet ou un rêve, c’est une corvée. Ça marche pour ça également!

Donc, je fais une vision du futur de la maison toute bien rangée et moi qui suis heureuse et détendue dans cet environnement propre. J’ajuste l’image : je mets plein de soleil, ça sent bon, je respire bien, tout est beau… même le filtre de l’aquarium devient silencieux… Je fais vibrer tout ça en moi. Et c’est bien plus facile de prendre torchon, aspirateur et autre pour accéder à cette vision.

Exemple 2 : aller faire mon entrainement de course à pied. Honnêtement, je crois que je m’entête à faire de la course à pied pour le feeling d’après-course. Je suis vraiment fière de moi quand je reviens!

Donc, quand ça me tente moins de sortir courir, je fais une vision très nette de mon après-course, tout de suite quand j’ai fini. (Mais non! Je ne fais pas une image de moi pleine de sueur, la langue à terre voyons!). Dans cette image, je reviens de ma course où tout s’est vraiment bien passé, je rayonne, ça sent bon le printemps, je me trouve tellement bonne d’être aller courir, etc, etc. Toute cette vision du futur fait vibrer très fort mon sentiment de fierté que Go! J’y vais!

Avec un peu de pratique, votre cerveau est capable de générer rapidement cette vision positive du futur et vous faire accéder à cette motivation tant désirée.

 

Stratégie de base pour la motivation, selon Robert Dilts

Stratégie de base pour la motivation, selon Robert Dilts

Vous avez des questions, des commentaires? Vous avez expérimenté? Exprimez-vous!

PS : Pour ceux et celles que ça intéresse, Robert Dilts donnera une formation à Montréal en avril prochain sur les secrets de l’innovation. Je suis à la recherche d’un mécène pour pouvoir y assiter :p 

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La carte n’est pas le territoire… hein?

Avez-vous déjà pris conscience que pour un même événement vécu, tous les participants ne remarqueront pas les mêmes choses?

Prenons par exemple un fait objectif, une réalité : deux hommes s’embrassent dans la rue.

Qu’est-ce qui fait que la représentation de ce fait soit différente selon les individus, le pays, la culture? Entre vous et moi, je n’ai certainement pas la même interprétation de cette réalité que M. Vladimir Poutine, président de la Russie.

Une des présuppositions essentielles de l’approche en PNL est que « la carte n’est pas le territoire ». Nous emmagasinons les informations  de notre environnement, des événements,  des gens, selon notre propre système de représentation, notre carte du monde.

La représentation interne que nous avons d’un événement extérieur est donc différente de l’événement proprement dit.

Cette notion de «la carte n’est pas le territoire» provient du mathématicien polonais Alfred Korsysbsky (1933) qui a écrit que la perception du monde – le territoire – passait par l’intermédiaire de nos cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût. On prend ces stimuli externes pour s’en faire une représentation interne dans notre cerveau, la carte. Nos sens nous bombardent de plus de stimuli que ce que notre conscient peut retenir. Nos filtres travaillent pour retenir ce qui est essentiel pour nous, au moment où ça se passe.

En plus du filtre de nos 5 sens, la réalité passe également par le filtre de nos valeurs, nos croyances, nos souvenirs, notre culture, notre éducation, etc.

Notre vision du monde, notre carte, ce que nous considérons comme NOTRE réalité est donc le résultat de notre machine à filtre. Et nous avons tous notre propre machine. Voici un petit schéma pour illustrer ce propos:

«La carte n'est pas le territoire», un des postulats de la PNL

«La carte n’est pas le territoire», un des postulats de la PNL

Pour Korsysbsky, la plupart des difficultés dans les relations humaines viennent du fait que les gens confondent la carte et le territoire. Nous avons tendance à croire que tous les gens que nous côtoyons utilisent la même machine que nous, donc comprennent la réalité de la même façon que nous.

Korsysbsky va plus loin. Selon lui, cette notion de carte différente du territoire s’applique également aux mots avec les choses qu’ils désignent.

Un autre exemple, que vous pouvez faire avec un ami :

– Quelle définition donnez-vous au mot « amour »?

– Quelle définition votre voisin donne-t-il au  mot « amour »?

– Quelles pourraient être d’autres définitions, selon d’autres cartes du monde?

  • Pour un dépendant affectif?
  • Pour un orphelin?
  • Pour une personne en peine d’amour?
  • Pour un missionnaire?

Et qu’en est-il des notions telles le respect, « je me suis sentie blessée! », et même « ma journée a été effroyable! ». Qu’est-ce que tout ça veut dire au fond, pour la personne?

En PNL, nous disons que chaque personne possède sa propre carte du monde et que c’est à partir de cette carte du monde qu’elle prend ses décisions, son vocabulaire et ses comportements.

Tenter de comprendre la carte du monde de l’autre, en mettant la sienne de côté, est à la base d’une communication harmonieuse et sincère.

Quand on croit que l’autre personne a la même carte que nous, on s’attend à ce qu’elle comprenne exactement ce qu’on veut dire, qu’elle agisse comme on le veut, qu’elle réfléchisse comme nous. Or les cartes du monde sont différentes de la nôtre. Non, les gars et les filles ne pensent pas pareil. Et non, tous les gars ne pensent pas pareil. Et non, toutes les filles ne pensent pas pareil. C’est merveilleux, non?

Les situations de malentendu ou d’incompréhension sont de bonnes occasions pour se poser des questions du type : quelle est ma carte dans cette situation? Et quelle est (ou pourrait) être la carte de l’autre? Quelle est SA réalité?

Et la meilleure façon de le savoir est de poser la question directement à la personne. Avant d’interpréter potentiellement de travers ce que l’autre veut dire, mettez votre carte de côté, soyez tel une page blanche et demandez : « Qu’est-ce que tu veux dire par (…) »

Soyez curieux!

Entraînez-vous à questionner la carte de l’autre, à distinguer ce qui vous appartient et ce qui appartient à l’autre.

Pour les gens en entreprise, amusez-vous avec l’exercice suivant. Demandez quelles sont les valeurs de l’entreprise et qu’est-ce qu’elles signifient pour chacun des participants. Vous pourriez être surpris des réponses!

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Les valeurs que vous avez (en ordre ou en désordre) – partie 2

La semaine dernière, je présentais une étude sur les valeurs universelles. Dans le modèle de  Shalom Schartz, les valeurs sont regroupées de façon à répondre ultimement à 3 besoins (besoin biologique, besoin d’une interaction sociale coordonnée et besoin de survie et de bien-être au sein des groupes).

Le lien existant entre les valeurs et les besoins a été traité par de nombreux auteurs, dont peut-être le plus connu, Abraham Maslow avec sa pyramide des besoins. (Pour ceux qui le souhaitent, le livre Psychologie sociale des valeurs, de Pascal Morchain, traite de nombreux auteurs et théories à ce sujet.  On peut en lire un extrait ici : http://excerpts.numilog.com/books/9782100526161.pdf

Sur le site français Psychologie du travail, la pyramide de Maslow est présentée avec un versant vie privée et un versant vie professionnelle:

 

Dans son livre « Je suis comme je suis : connaissez-vous vraiment vos valeurs personnelles (http://isabellenazare-aga.com/je-suis-comme-je-suis-2008) , Isabelle Nazare-Aga fait une classification des valeurs selon la pyramide de Maslow. En toute logique, nous devrions nous assurer de combler nos valeurs qui sont au bas de la pyramide avant de combler nos valeurs qui sont dans les niveaux supérieurs.

Valeurs ou besoins?

On parle de lien, de continuum, d’enchevêtrement entre ces concepts, bref, ce n’est pas toujours facile de différencier un besoin d’une valeur. Et tous les auteurs ne s’entendent pas sur la liste de ce qu’est une valeur… Pour vous aider dans votre réflexion, le site de l’Université du Québec sur l’éducation à la santé en propose une liste, avec de nombreuses références bibliographiques (http://www.uquebec.ca/edusante/mentale/les_valeurs.htm)

Exemples de valeurs. Source: Éducation en santé, Université du Québec

Exemples de valeurs. Source: Éducation en santé, Université du Québec

À la limite, dans le cadre d’une réflexion de cheminement personnel, que ce soit une valeur ou un besoin, ce n’est pas si grave de mettre le concept dans la bonne catégorie… Au delà des concepts, deux choses méritent notre attention, selon moi. 1) se questionner sur ce qui est important pour nous et comment les sphères de notre vie comblent – ou non – ces valeurs / besoins. 2) Quelle est la hiérarchie de ces valeurs/besoins à ce moment-ci de notre vie.

Retenons que nous avons la plupart de nos valeurs fondamentales très tôt dans notre vie. Ce qui varie avec le temps est beaucoup plus l’ordonnancement de ces valeurs que celles-ci en tant que telle.

 

Une des façons de faire pour identifier nos valeurs est de penser à plusieurs situations où nous nous sentons vraiment bien dans différents environnements (ex : au travail, à la maison, avec les amis, seul). Pour chaque situation, faites la liste des besoins et valeurs que vous comblez lorsque vous êtes bien (ex : sécurité, échange, communication, amour, etc). Demandez-vous, pour chaque situation, s’il n’y a pas un besoin encore plus grand qui est comblé.

Pensez également à des situations où vous ne vous sentez pas bien et demandez-vous quels sont les besoins qui ne sont pas comblés, les valeurs qui sont bafouées. Certains aspects sont plus faciles à identifier quand ils sont dans l’adversité…

Regroupez sur une liste l’ensemble de vos valeurs. Il devrait y avoir des points de convergence entre les deux listes.

Pour les classer en ordre, comparez les 2 par 2 en vous demandant quelle valeur vous préférez. Par exemple, si vous avez les valeurs « paix » et « liberté ». Posez-vous la question : est-ce que je préfère vivre dans un monde où la paix règne au détriment de la liberté ou si je préfère vivre dans un monde libre au détriment de la paix? Ou encore : Est-ce que je préfère être libre même si je ne suis pas en paix? Je sais, ce n’est pas si facile de choisir… Et l’apport d’un coach dans cette démarche peut être la bienvenue (surtout quand il y a des questions que l’on préfère éviter  hi hi hi).

On accorde 1 point à la valeur que l’on place en premier rang pour chaque paire et 0 pour l’autre. À la fin de l’exercice, on fait le décompte et on obtient notre échelle de valeurs.

Pour s’aider à compiler, voici un petit tableau Excel: Echelle valeurs

Maintenant, comment votre milieu de travail est-il en lien avec vos valeurs? S’il y a des écarts, quelles actions concrètes peuvent être faites pour répondre à vos valeurs (donc à vos besoins)? Par exemple, vous venez de prendre conscience que la valeur « liberté » est très importante pour vous. Est-il possible d’avoir un horaire de travail variable? Est-ce satisfaisant pour vous?

Et qu’en est-il de votre vie de couple? Partagez-vous les mêmes valeurs? Respectez-vous la hiérarchie des valeurs de votre conjoint et est-ce réciproque? Quelles sont les zones de compromis acceptables de part et d’autre, s’il y a lieu?

Rappelez-vous : nos valeurs sont à la base de la confiance en soi. Prendre conscience de celles que nous chérissons et les respecter aura une influence positive sur toutes les sphères de notre vie.

Allez à l’encontre de nos valeurs, c’est tenter de nager à contre-courant. Ça peut se faire, sauf que c’est épuisant et on ne sait pas combien de temps on peut tenir. Allez dans le sens de ses valeurs, c’est nager avec le courant : tout coule de source!

Contactez-moi si vous avez besoin d’un coup de pouce pour mettre à jour votre échelle de valeurs. Je possède l’art de la question :p

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Les valeurs que vous avez n’ont rien à voir avec la valeur de votre portefeuille

Je fais du pouce sur ma petite blague de mercredi à propos de Scarlett Johansson qui choisit Sodastream au détriment d’Oxam. À chacun son échelle de valeur, bien entendu.

La question qui se pose est pourquoi est-ce si important de s’attarder à nos valeurs?

En fait, si on considère notre cœur comme étant une forme de moteur qui nous fait avancer, nos valeurs sont le carburant qui fait fonctionner ce cœur. Et plus on connait notre carburant, plus notre moteur fonctionne à plein régime, sans cogner, sans avoir de ratés.

La réflexion sur les valeurs ne date pas d’hier. Aristote, Platon et autres philosophes se sont longuement penchés sur le sujet. D’ailleurs, si la philosophie des valeurs vous intéresse, je vous invite à découvrir Axiologie : le site consacré à l’éthique et la philosophie des valeurs (http://www.axiologie.org/) ou encore le site de René Villemure : éthique, sens, culture, valeurs, société (http://www.ethique.net/index.php/fr/ )

Outre les philosophes, de nombreux penseurs et chercheurs, de différentes disciplines, se sont intéressés au concept des valeurs, que ce soit en psychologie, en sociologie, en éducation, en marketing, etc.  Je vais m’attarder ici aux travaux conduits par Shalom Schwartz et sa théorie sur les valeurs universelles.  Shalom Schwartz est professeur de psychologie sociale à l’Université Hébraïque de Jérusalem.  Il a mené pendant 40 ans des recherches approfondies au sujet des valeurs personnelles et culturelles. Les données obtenues pour valider sa théorie des valeurs universelles ont été recueillies entre 1988 et 2002 dans 233 échantillons de 68 pays appartenant à tous les continents (au total 64 271 personnes). Grosse recherche!

Alors, j’ai cru intéressant de me pencher sur ses conclusions…

Donc, selon M. Schwartz, pourquoi est-ce important de se questionner sur nos valeurs?

Les valeurs sont les convictions que nous considérons comme particulièrement importantes pour nous, celles qui constituent nos repères essentiels, qui nous servent pour effectuer nos choix les plus cruciaux et qui orientent donc pour une large part nos actions et notre comportement. Nos valeurs sont les éléments les plus stables de notre personnalité : C’est le moteur qui nous fait agir et nous donne de l’énergie pour entreprendre. C’est le socle de la confiance en soi.

Wow! Le socle de la confiance en soi! Pensons-y un petit 30 secondes pour se mettre dans cet état de confiance en soi. Pensez spontanément à une des valeurs que vous pensez avoir (respect, liberté, sécurité, amour, etc). Souvenez-vous d’un moment où vous avez pleinement vécu en harmonie avec cette valeur, où cette valeur était à 100% respectée… Que se passe-t-il, physiquement dans votre corps? Remarquez ce qui se passe au niveau de votre cœur (votre moteur). Qu’en est-il de votre feeling de confiance en soi? Votre enracinement?

Lorsque dans une situation quelconque, on se sent « déstabilisés » d’une certaine façon au niveau de notre cœur, qu’on perd nos repères, que ça coince au niveau du thorax, ça peut être intéressant de se poser comme question « quelle est ma valeur qui est présentement bafouée »? Juste comme ça, pour développer ce que j’appelle notre observateur extérieur.

Revenons à la théorie de M. Schwartz. Pour lui, les valeurs ont six caractéristiques principales :

  1. Les valeurs sont des croyances associées de manière indissociable aux affects. 
    C’est ce que je viens d’exposer juste avant. Des sentiments et des ressentis sont attachés aux valeurs et on le sent physiquement quand elles sont respectées ou bafouées.
  2. Les valeurs ont trait à des objectifs désirables qui motivent l’action. 
    Notre petit moteur qui nous pousse dans l’action. Vous vous rappelez dans mon texte sur les objectifs qu’on se donne, quand on se questionne sur « en quoi c’est important pour moi de faire ça ou ça »? Quand on creuse suffisamment, on arrive à nos valeurs, notre moteur…
  3. Les valeurs transcendent les actions et les situations spécifiques.
    Les valeurs, c’est plus que des comportements à adopter. Plus que le code de vie de l’école et le port de la casquette à l’intérieur, disons…
  4. Les valeurs servent d’étalon ou de critères. 
    Elles sont notre guide intérieur pour juger de ce qui est bon ou mauvais, justifié ou illégitime, de ce qui vaut la peine d’être fait ou de ce qui doit être évité en fonction des conséquences possibles pour les valeurs que l’on affectionne
  5. Les valeurs sont classées par ordre d’importance les unes par rapport aux autres. 
    Chaque personne a son échelle de valeurs. Si on reprend l’exemple de Scarlett, sa valeur « sécurité » (ici, c’est une interprétation de ma part pour la notion « argent ») passe avant la valeur quelle rattache à son travail avec Oxam (que se soit « égalité des chances » ou autre…)
  6. L’importance relative de multiples valeurs guide l’action. 
    Nos comportements, nos choix, nos actions sont déterminés par plusieurs valeurs simultanément. Par exemple, m’inscrire à une formation de soir peut exprimer ma valeur de sécurité, d’évolution, etc., et également, se faire au détriment des valeurs reliées aux loisirs et l’hédonisme. C’est ce jeu et cet arbitrage entre nos différentes valeurs (qui peuvent être complémentaires ou rivales) qui guide nos actions.

Toujours selon les travaux de M. Schwartz, l’ensemble des valeurs répond ultimement à 3 besoins :

  • besoin biologique : le besoin sexuel de l’individu peut par exemple être transformé en valeurs telles que l’intimité ou l’amour ;
  • besoin d’une interaction sociale coordonnée : ce type de besoin peut par exemple être transformé en valeurs telles que l’honnêteté ou l’égalité ;
  • besoin de survie et de bien-être au sein des groupes : ce besoin peut par exemple être formé de valeurs  telles que la sécurité nationale ou la paix mondiale.

On met tout ça dans une machine et on arrive à un modèle qui compte 56 valeurs, regroupées en 10 « domaines motivationnels », soient les valeurs de base. Ouf!!! Vous suivez toujours? Si on reprend ça, il existerait seulement 56 valeurs, qui peuvent se regrouper en 10 grandes valeurs de base et ces 10 valeurs de base sont le reflet d’un objectif global (une motivation) et tout ça répond à 3 besoins…

Ok, quelles sont ces 10 valeurs vous demandez-vous?

Et bien, les voici[1]!

1. AUTONOMIE. Objectif : indépendance de la pensée et de l’action – choisir, créer, explorer. Besoins vitaux de contrôle et de maîtrise. Cette valeur de base regroupe les valeurs suivantes : créativité, liberté, choisissant ses propres buts, curieux, indépendant ainsi que [amour propre, intelligent, droit à une vie privée].

2. STIMULATION. Objectif : enthousiasme, nouveauté et défis à relever dans la vie.
Besoin vital de variété et de stimulation ; probablement en relation avec ceux qui sous-tendent les valeurs d’autonomie. (Items associés : une vie variée, une vie passionnante, intrépide).

3. HÉDONISME. Objectif : plaisir ou gratification sensuelle personnelle.
Besoins vitaux de l’être humain et du plaisir associé à leur satisfaction. (Items associés : plaisir, aimant la vie, se faire plaisir)

4. RÉUSSITE. Objectif : le succès personnel obtenu grâce à la manifestation de compétences socialement reconnues. (Items associés : ambitieux, ayant du succès, capable, ayant de l’influence ainsi que [intelligent, amour-propre, reconnaissance sociale])

5. POUVOIR. Objectif : statut social prestigieux, contrôle des ressources et domination des personnes. Les valeurs de pouvoir peuvent découler des aspirations individuelles au contrôle et à la domination. (Items associés : autorité, richesse, pouvoir social ainsi que [préservant mon image publique, reconnaissance sociale]).

6. SÉCURITÉ. Objectif : sûreté, harmonie et stabilité de la société, des relations entre groupes et entre individus, et de soi-même. (Items associés :ordre social, sécurité familiale, sécurité nationale, propre, réciprocité des services rendus ainsi que [en bonne santé, modéré, sentiment d’appartenance]).

7. CONFORMITÉ. Objectif : modération des actions, des goûts, des préférences et des impulsions susceptibles de déstabiliser ou de blesser les autres, ou encore de transgresser les attentes ou les normes sociales.  (Items associés : obéissant, auto-discipliné, politesse, honorant ses parents et les anciens ainsi que [loyal, responsable]).

8. TRADITION. Objectif : respect, engagement et acceptation des coutumes et des idées soutenues par la culture ou la religion auxquelles on se rattache. (Items associés : respect de la tradition, humble, religieux, acceptant ma part dans la vie ainsi que [modéré, vie spirituelle]).

9. BIENVEILLANCE. Objectif : la préservation et l’amélioration du bien-être des personnes avec lesquelles on se trouve fréquemment en contact. Les valeurs de bienveillance proviennent de la nécessité pour le groupe de fonctionner de manière harmonieuse et du besoin d’affiliation de l’individu en tant qu’organisme. (Items associés : secourable, honnête, indulgent, responsable, loyal, amitié vraie, amour adulte ainsi que [sentiment d’appartenance, un sens dans la vie, une vie spirituelle]).

10. UNIVERSALISME. Objectif : compréhension, estime, tolérance et protection du bien-être de tous et de la nature. Les valeurs d’universalisme proviennent du besoin de survie des individus et des groupes. Les valeurs d’universalisme peuvent être divisées en deux sous-catégories, celles qui concernent les êtres humains (y compris les plus éloignés) et celles qui concernent la nature. (Items associés : large d’esprit, justice sociale, égalité, un monde en paix, un monde de beauté, unité avec la nature, sagesse, protégeant l’environnement ainsi que [harmonie intérieure, une vie spirituelle]).

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On retient que nos valeurs peuvent être complémentaires ou opposées; qu’elles peuvent être tournées vers soi ou vers les autres. Et que c’est cette gymnastique qui propulse nos actions, en fonction de la hiérarchie que l’on donne à nos valeurs. Par exemple, un parent monoparental avec 4 enfants peut avoir à la fois la valeur sécurité et la valeur liberté. Pendant que les enfants sont en bas âge, ce parent peut être heureux de travailler comme fonctionnaire, avec un travail routinier. Et il se peut qu’une fois les enfants grands, sa valeur liberté crie au secours pour se faire entendre à son tour, et qu’il décide de changer de travail.

Je traiterai dans un autre texte de différentes façons de faire notre échelle de valeurs. Pour l’instant, je vous invite à faire le test proposé par M. Schwartz pour connaître votre positionnement dans les 10 grandes valeurs de base.( http://valeurs.universelles.free.fr/test.html ). Vous pourrez reporter vos résultats dans cette image tirée du même site où on peut voir les valeurs opposées/complémentaires; tournées vers soi / tournées vers les autres.  Qu’est-ce que ça vous apprend sur vous-même? Votre travail? Vos relations?


[1] Je reprends ici quasi textuellement ce qu’on trouve sur le site de M. Schwartz…

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Et si on jasait du loup de Wall Street?

Le loup de Wall Street - autobiographieQui a vu le film « Le loup de Wall Street »?
Qui a écouté (ou lu) ce que le vrai gars a à dire?

Jordan Belfort est aujourd’hui auteur,  motivateur, conférencier. Pour en arriver là, il est passé par être un courtier en bourse, manipulateur, drogué, escroc, prisonnier. Son autobiographie a été en partie écrite en prison et il doit toujours plusieurs millions à ses victimes. Selon ses propos, son histoire révèle à la fois la bonne recette pour se planter… et la bonne recette pour avoir du succès. Comme quoi un couteau peut à la fois servir à tuer ou à préparer un bon repas (elle n’est pas de moi celle-là!).

Maintenant, pourquoi est-ce intéressant de jaser de Jordan Belfort? Parce qu’il dit la même chose que plein d’autres personnes qui ont du succès! Il parle de l’importance d’avoir une vision, l’importance de se défaire de ses croyances limitantes, l’importance d’être à l’écoute de son corps, son ressenti, l’importance de repérer nos stratégies gagnantes… Il me semble que ces concepts me disent quelque chose…

Aujourd’hui, je laisse la place à mon amie Marie Lynn Provençal, qui m’a fait parvenir ce texte à propos d’une entrevue avec Jordan Belfort. Elle résume les grands concepts repérés dans l’entrevue que M. Belfort a accordée à Grant Lewers. Celle-ci est disponible sur Youtube : http://www.historyvshollywood.com/video/jordan-belfort-interview/

Marie Lynn n’étant pas encore blogueuse, c’est avec plaisir que je lui partage mon espace J

«J’ai écouté récemment une entrevue avec Jordan Belfort ; Le loup de Wall Street. Dans son entrevue, il raconte comment il en est venu à obtenir le succès qu’il a connu.

Il a accompli ces choses parce que ça faisait du sens pour lui.

Il explique que pour accomplir ce que l’on veut, il est important d’avoir une vision du futur.

Le potentiel qui nous permet d’aller vers sa vision doit également être utilisé pour faire progresser les gens autour. Avoir des objectifs, comme posséder de l’argent, c’est bien et il faut comprendre que ce n’est pas une fin en-soi, mais une étape vers sa destinée.

Se défaire des croyances  qui limitent nos actions fait partie de ses stratégies. Les croyances sont des pensées accumulées dans notre système tout au long de notre vie.

Ces pensées  accumulées dans le passé peuvent nous faire reculer au moment même où on doit aller de l’avant.

Peu importe ce que tu as vécu dans le passé, tu n’es pas ton passé. Tu es les ressources et les capacités que tu as développées à travers ces expériences du passé.

Peu importe la gravité de ce que tu as vécu, tu respires encore, tu as survécu. Tu n’en deviendras que plus fort.

La réalité qui se présente à toi n’est en fait qu’une perception que tu as de cette réalité et tes perceptions sont basées sur tes croyances.  Tes croyances te font agir de telle façon. Si tes croyances ne vont pas dans le même sens que ta vision du futur, c’est à toi de les changer.

Les changements que tu souhaites dans ta vie doivent justement provenir de toi.

Change ta façon de percevoir les choses et les gens qui t’entourent  et change ta façon de te remémorer les expériences de ton passé.

Tu changeras par le fait même ton discours intérieur (le cinéma que tu te racontes) qui dictera justement tes actions afin qu’elles soient en concordances elles avec ta vision et/ou avec tes objectifs . Lorsque tu fais les bons choix,  ton corps te donnera des signes.

Il est important de reconnaître ces signes, le ressenti adapté à la situation est là  pour te donner les possibilités d’atteindre tes objectifs. Ce ressenti influence le comportement tout comme le comportement influence ce ressenti.

Il nous arrive fréquemment de poser des gestes ou d’avoir des comportements qui sont bons, qui se font sans que l’on ait à réfléchir. On les fait par automatisme parce que ça fonctionne. Ça s’appelle être inconsciemment compétent. Il suffit de reconnaître ces actions gagnantes que l’on utilise pour expérimenter du succès dans ce que l’on entreprend.

À la lecture du livre de Jason Belfort, Richard Bandler, un des pionniers de la PNL, lui a expliqué que ce qu’il avait accompli intuitivement fait partie de l’approche PNL.

Belfort avoue la puissance et la portée de cette façon de traiter les informations que les situations de la vie nous présentent. Il avoue également s’en être servi à mauvais escient en manipulant des gens pour les emmener vers sa vision à lui.

Dans le monde industrialisé dans lequel on vit, qui ne voudrait pas avoir de l’argent pour avoir la liberté de choisir comment vivre sa vie? Quand l’argent est utilisé comme appât, c’est fou à quel point ces personnes manipulées peuvent en perdre leurs propres repères; leur histoire personnelle semble subitement banale et leur système de valeurs s’en trouve bafoué.

On peut vouloir posséder de l’argent, mais on doit également le vouloir dans le but d’en faire profiter d’autres…Pas de profiter des autres !!

On doit garder en tête que notre vision du futur aura un impact sur la systémique autour.

Que cette vision et tous les objectifs s’y rattachant permettent un monde meilleur. D’être passionné par ce que l’on veut, d’avoir la certitude et la conviction,  rend nos actions plus facile… et ça marche !!!

Je remercie donc mon corps, mon ressenti de m’avoir averti que j’étais dans une situation PNL (Politically Non Loyal…) qui n’était pas en accord avec qui je suis, avec mes valeurs. C’est maintenant à moi de poursuivre à ma façon mon chemin vers ma vision.

Je pardonne (j’emmerde !) tous les pseudo Jordan Belfort de ce monde de ne pas avoir modélisé cet homme jusqu’à la fin !!!»

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Accélérer la guérison des bobos physiques – EFT 2

toonvectors-15871-940De nombreux psychologues sportifs avancent qu’il y a un lien entre la guérison des blessures physiques et le mental. Voici quelques exemples, glanés sur internet :

L’objectif ici n’est pas de démontrer si ces liens existent, ni comment ils existent. Prenons pour hypothèse de base que la guérison des  blessures physiques passe ÉGALEMENT par une forme de « guérison » psychologique. Dans ce cas, est-ce que des techniques telles l’EFT peuvent aider?

C’est ce que prône Stacey Vornbrock, M.S, psychothérapeute américaine travaillant avec de nombreux athlètes (joueurs de baseball professionnels, golfeurs, olympiens, etc). Elle utilise l’EFT avec les sportifs depuis 1999, ce qui ferait d’elle une pionnière dans le domaine. Pour ceux que ça intéresse, Mme Vornbrock explique l’EFT  en termes d’hypothalamus, de peptides, de chimie des récepteurs sur son site web. (Encore en anglais: http://www.breakthroughperformance.net/about-eft/ )

L’idée derrière les protocoles d’EFT développés par Mme Vornbrock, c’est qu’en plus de la blessure physique à proprement parler, le corps retient également à un niveau cellulaire le traumatisme créé par cette blessure (ou une opération, une extraction de dent, etc).

EN COMPLÉMENT aux traitements médicaux et autres, l’EFT permettrait d’accélérer la guérison physique en s’adressant au niveau cellulaire.

 «I have discovered that past injuries and surgeries never fully heal on the cellular level because the trauma, adrenaline, memory of pain, emotions, the fear of re-injury and the memory of protection have never been released from the cell receptor sites. You end up holding back physically to protect your body either consciously or unconsciously. Most athletes are very aware of holding back but try to mentally fix it.»

Ce qui est bien avec l’EFT, c’est qu’on n’a pas besoin d’y croire pour que ça fonctionne. Vous êtes un sportif sceptique blessé? Ça coûte rien d’essayer!

On peut trouver des extraits du programme Injury Recovery: The Ultimate Injury, Trauma, and Surgery Recovery Program de Stacey ici. Notez que dans ses rondes d’EFT, elle ne fait pas de tapotement sur la tête, ni sous les seins. Elle intègre également un point à l’intérieur des poignets. On traite ce point en tapant nos deux intérieurs de poignets ensemble. Hein? Par ici son vidéo explicatif : http://www.breakthroughperformance.net/tappingpoints/

Voici donc son protocole de base, traduit très librement… Ça se fait en trois étapes. Je fais l’exemple avec une fracture de la jambe aux fins de démonstration. Adaptez selon la blessure ou l’opération. Encore une fois, ceci est en complément à tous les autres soins que vous recevez! J’intègre le point de l’intérieur du poignet avec les lettres PO.

Si vous êtes tombés ici par hasard, commencez par lire ce texte qui explique où sont les différents points à tapoter et la signification des lettres en avant de chaque phrase.

Première étape :

En tapotant le point karaté, répétez 3 fois la phrase suivante : «Même si je retiens ce traumatisme dans toutes les cellules de ma jambe à la suite de cette fracture, je m’aime et m’accepte profondément»

  • DS          Je retiens ce traumatisme dans tous les muscles de ma jambe
  • CO          Je retiens ce traumatisme dans tous les ligaments de ma jambe
  • SO          Je retiens ce traumatisme dans tous les tendons de ma jambe
  • SN          Je retiens ce traumatisme dans tous les os de ma jambe
  • ME         Je retiens ce traumatisme dans toutes les articulations de ma jambe
  • CL           Je retiens ce traumatisme dans tous les cartilages de ma jambe
  • SB           Je retiens ce traumatisme dans tous les tissus de ma jambe
  • PO          Je retiens ce traumatisme dans tous les nerfs de ma jambe
  • DS          Je retiens ce traumatisme dans tous les fascias de ma jambe
  • CO          Je retiens ce traumatisme dans toutes les membranes de ma jambe
  • SO          Je retiens ce traumatisme dans toute la peau de ma jambe
  • SN          Je retiens ce traumatisme dans toutes les fibres de ma jambe
  • ME         Je retiens ce traumatisme dans tous les fluides de ma jambe
  • CL           Je donne la permission à ma jambe de se libérer de ce traumatisme
  • SB           Ma jambe n’a plus besoin de retenir ce traumatisme et peut choisir de relaxer et laisser aller ce traumatisme.
  • PO          Je donne la permission à ma jambe de laisser aller ce traumatisme de toutes mes membranes cellulaires et de tous mes récepteurs de cellules

Et voilà, de l’EFT appliquée à un cours de biologie 101! Merci de me corriger si vous notez des erreurs…

La deuxième étape, c’est de faire la liste de toutes les émotions reliées à la blessure. Par exemple, la peur de ne plus pouvoir marcher comme avant, la peur de mourir, la déception de manquer une compétition, le sentiment de faiblesse. On reprend le protocole ci-haut, avec chaque émotion, une à la fois. Par exemple « même si je retiens dans ma jambe cette colère de ne plus pouvoir compétitionner cet hiver, je m’aime et m’accepte profondément », et on continue avec « cette colère » et l’endroit physique de la blessure, avec les muscles, tendons, cellules, etc, que l’on retrouve dans la première étape.

Exemple: en tapotant sur le début du sourcil, on dit «Je retiens cette colère dans tous les muscles de ma jambe», et ainsi de suite, jusqu’à la fin, où on donne la permission de libérer.

Troisième étape : l’intégration

Point karaté, on répète trois fois : « Même si mon corps n’a pas complètement intégré les changements que je viens de faire, je m’aime et m’accepte complètement »

  • DS          Mon corps vient tout juste de relâcher plein de constituants chimiques
  • CO          Mon corps est en train d’établir un nouveau niveau de normalité
  • SO          Mon corps est en train d’établir un nouveau niveau d’équilibre
  • SN          Mon corps n’a pas totalement intégré ces changements au niveau musculaire
  • ME         Mon corps n’a pas totalement intégré ces changements au niveau neurologique
  • CL          Mon corps n’a pas totalement intégré ces changements au niveau squelettique
  • SB           C’est un gros changement pour mon corps en si peu de temps
  • PO          Mon corps a beaucoup à faire pendant qu’il établit un nouveau niveau d’équilibre

Tapotez le point karaté en disant : «Je donne la permission à mon corps d’établir un nouvel équilibre facilement et rapidement. Je donne la permission à mon corps de faire complètement tous les changements au niveau cellulaire. Je donne la permission à mon corps d’intégrer complètement tous ces changements aux niveaux musculaire, biologique et squelettique ».

En passant, je suis ouverte à toutes propositions pour une meilleure traduction des termes biologiques!

Vous êtes blessés? Vous venez de vous faire opérer? Ça vous tente d’expérimenter? Faites-moi part de vos résultats! Un petit 2 minutes par jour, ce n’est pas un gros investissement en temps pour potentiellement accélérer votre guérison!

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Angoisse, de quel côté tournes-tu?

Mafalda

Le 8 janvier dernier, Psychology Today publiait un texte à propos de la PNL et laissait la place à différents experts pour expliquer certaines techniques de programmation neuro linguistique. (http://www.psychologytoday.com/blog/the-squeaky-wheel/201401/nlp-experts-speak-out)

Il y en a une des techniques proposées que je trouve très intéressante et relativement facile à faire soi-même à la maison. Elle est présentée dans le texte sur Psychology Today par son « créateur / améliorateur », Steve Andreas (une des grandes forces de la PNL est d’être une approche en constante évolution. Des techniques de base ont été créées, puis améliorées, remodelées, tricotées et retricotées, afin d’arriver le plus rapidement et le plus efficacement possible à des résultats. La technique que je vais vous présenter est issue des travaux « originaux » de Richard Bandler, bonifiés par Nick Kemp en 2008, puis par Andreas en 2009). Je vais vous en faire une traduction vraiment libre.

Avant toutes choses, j’aimerais également préciser quelques notions à propos de l’angoisse et l’anxiété.

Selon le Larousse, l’angoisse est

  • « Grande inquiétude, anxiété profonde née du sentiment d’une menace imminente mais vague.
  • Pour certains philosophes existentialistes, comme Heidegger, expérience fondamentale de l’homme, qui lui permet de saisir la réalité du monde, ainsi que la sienne propre.
  • Sentiment pénible d’alerte psychique et de mobilisation somatique devant une menace ou un danger indéterminés et se manifestant par des symptômes neurovégétatifs caractéristiques (spasmes, sudation, dyspnée, accélération du rythme cardiaque, vertiges, etc.) »

L’anxiété, quant à elle, se lit comme suit :

  • « Inquiétude pénible, tension nerveuse, causée par l’incertitude, l’attente ; angoisse : Son regard trahissait son anxiété.
  • Trouble émotionnel se traduisant par un sentiment indéfinissable d’insécurité. »

Dans son blogue, le Pharmachien a fait une chouette BD pour illustrer ce qu’est l’anxiété. http://www.lepharmachien.com/anxiete/

Quant à moi, je ne suis ni psychologue, ni médecin. L’exercice que je vous propose ici est utile pour modifier le feeling, le ressenti d’une émotion forte (mettez le mot que vous voulez : anxiété, angoisse, gros chagrin, peine d’amour, lassitude, etc. Testez!). C’est un outil de plus dans votre coffre. Il ne remplace pas l’avis d’un autre professionnel. Ça peut être intéressant d’en discuter avec lui, par exemple!

Donc, voici comment ça se passe :

  1.  Pensez à une situation qui déclenche le sentiment que vous voulez modifier. Remarquez OÙ débute la sensation et VERS OÙ elle se dirige (!). Oui, oui, les feelings sont en mouvement! Attendez, ce n’est même pas encore la partie la plus spéciale!
    Par exemple, la sensation du sentiment peut débuter dans le ventre, remonter le long du torse et se déplacer vers vos bras. Il s’agit du chemin parcouru par le sentiment.
  2. Portez attention à la forme de votre sentiment (feeling). Quelle est sa forme au début et à mesure qu’il progresse le long de son chemin? Par exemple, il peut débuter gros comme une noix, prendre plus de place dans le torse pour ensuite emplir les bras. Et quelle est la couleur de ce sentiment?
  3. Là, c’est la partie la plus étrange : au fur et à mesure que le sentiment poursuit son chemin, de quel côté tourbillonne-t-il? Hein??
    Si vous ne pouvez l’identifier, prenez votre main et faites-la tourner dans un sens, puis dans l’autre, le long du chemin du sentiment. Il y a un côté qui sera plus « naturel » que l’autre.
  4. Pensez à nouveau à la situation de départ, celle qui déclenche le sentiment.  Remarquez l’apparition de la sensation du sentiment et faites-la tourbillonner de l’autre côté, en même temps que vous en remplacez la couleur par une qui vous plait plus. Ajouter même des étincelles, du p’tit brillant, etc… et découvrez ce qui se passe!

Habituellement, un sentiment beaucoup plus positif et pratique pour vous prendra place. Au besoin, augmenter la vitesse de rotation de ce sentiment, changez le sens, ajustez les couleurs… Testez!

Références citées dans l’article initial:

Andreas, Steve. (2009) “Resolving Anxiety” démontration vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=g9dDsn1Ka9g

Kemp, Nick. (2008) “Some Great New Methods”
http://realpeoplepress.com/blog/some-great-new-methods