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Imaginez votre corps comme un circuit électrique – EFT 1

Vous êtes-vous déjà imaginez que votre corps pourrait être un grand circuit électrique?

Dans un circuit électrique libre de toute entrave, l’énergie circule facilement. Tout comme pour les ondes d’un téléphone sans fil qui vous permettent de bien entendre les conversations téléphoniques.  Que se passe-t-il quand les ondes sont moins bien captées? Il y a de la friture sur la ligne, des tzzz tzzz qui empêchent une communication fluide. C’est très agaçant. Maintenant, imaginez que les émotions négatives que vous avez vécues (ou que vous vivez) sont comme des obstacles empêchant une bonne circulation de l’électricité dans votre corps. Des tzzz tzzzz. Un poste de télévision qui entre mal… Agaçant.

Maintenant, prenez un ingénieur – appelons le Gary Craig – qui se dit un bon jour « comment ça se fait que la thérapie psychologique classique soit si longue à donner des résultats et que ceux-ci sont aléatoires. Jamais on n’accepterait qu’un ingénieur ait une telle approche sans le mettre à la porte. Il doit bien exister quelque chose d’autre ». Et c’est comme ça que notre Gary a commencé à étudier les méridiens d’acuponcture, l’électricité du corps, l’impact des émotions, etc. , etc., et a développé une technique de tapotement sur ces méridiens d’acuponcture pour libérer les émotions négatives – les tzzz tzzz dans notre circuit électrique interne.

Ainsi est né l’EFT, Emotional Freedom Technique – la technique de libération des émotions. Vous vous doutez bien que l’histoire complète est un peu plus complexe que ça. Le principe reste le même et se résume à une phrase : la cause de toute émotion négative est une perturbation du système énergétique corporel – dixit Gary Craig.

La technique s’est avérée très efficace, notamment auprès de vétérans de guerre atteints du syndrome de choc post-traumatique. On peut d’ailleurs voir un extrait du travail fait par Gary Craig dans ce clip (en anglais. Ça vaut tout de même le coup de regarder le non verbal des gens même si vous ne comprenez pas tout ce qui est dit).

Cette méthode de tapotement, très inhabituelle, un peu étrange, peut être utilisée à toutes les sauces tellement elle est simple. Et efficace, même si vous n’y croyez pas!

Le tutoriel de base de Gary Craig est disponible gratuitement sur son site (en anglais), et la traduction du mini guide est disponible en français sur le site de Louise Gervais. De plus, l’univers web regorge de sites et de clips vidéos expliquant l’EFT et accompagnant les gens dans différentes démarches (arrêt de fumer, abondance, perte de poids, …. Googlez « EFT », vous allez voir!).

En bref, voici la démarche. (Vous pouvez voir une vidéo sur les points ici)

On pense à une situation problématique et on évalue son intensité sur une échelle de 1 à 10.

Les points EFT en bref. Cliquez pour agrandir.

Les points EFT en bref. Cliquez pour agrandir.

Par exemple, la peur de parler en public (levez le doigt si vous vous reconnaissez!).
Évaluez l’intensité de cette peur de 1 à 10, 10 étant la peur la plus intense.
En tapotant le point karaté (PK) ou le point sensible (PS), dites la phrase
Même si j’ai cette peur de parler en public (ou tout autre problème), je m’aime et m’accepte complètement comme je suis. 

Pour connaître l’emplacement des points, cliquez sur le dessin que m’a gentiment fait ma fille Claudie.

Ensuite, on tapote les points dans l’ordre suivant, en répétant simplement la problématique (dans cet exemple, on dirait cette peur de parler en public).

Petit truc pour se souvenir des points : ça part du haut et ça descend!

Alors, on commence sur le dessus de la tête, en tapotant
DT : cette peur de parler en public
DS (Début sourcil) : cette peur de parler en public
CO (coin de l’œil) : cette peur de parler en public
SO (sous l’œil) : cette peur de parler en public
SN (sous le nez) : cette peur de parler en public
ME (menton) : cette peur de parler en public
CL (début de la clavicule) : cette peur de parler en public
SB (sous le bras) : cette peur de parler en public
SS (sous le sein) : cette peur de parler en public

On prend une grande inspiration, on expire, et on évalue sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau est rendu notre problématique.

Au besoin, on recommence toute la série jusqu’à que le chiffre de 0 soit atteint.
Quand on refait des rondes, on change la phrase clé par « Même s’il me reste de cette peur de parler en public, je m’aime et m’accepte complètement comme je suis ». Et le tapotement sur les points se fait avec  « ce restant de peur ».

Si vous n’avez perçu aucun changement, intégrez ce passage entre 2 rondes de tapotement.  Il s’agit de la gamme des 9 actions.

Emplacement du point de gamme

Emplacement du point de gamme

Avant de débuter, trouvez le point de gamme. En fermant la main, trouver le petit creux sur le dessus de la main, entre l’annulaire et le petit doigt. C’est là qu’il faut tapoter.

Tout en tapotant avec 2 ou 3 doigts de votre main dominante sur le point de gamme, faites les (étranges) étapes suivantes :

Regardez en bas à droite
Regardez en bas à gauche
Faites un grand cercle avec les yeux dans le sens horaire
Faites un grand cercle avec les yeux dans le sens anti horaire
Fredonnez une petite chanson (3 sec sont suffisantes)
Comptez jusqu’à 5
Fredonnez une petite chanson (3 sec sont suffisantes)

Faites une nouvelle ronde de tapotement.

Ça active les 2 hémisphères du cerveau. Étrange phénomène!

Je vous invite à tester cette méthode pour découvrir tout le potentiel derrière ce petit tapotement simple et rapide à réaliser. Au besoin, testez avec la phrase suivante « Même si je ne crois pas que l’EFT puisse fonctionner pour moi, je m’aime et m’accepte profondément » 😉

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Le texte présenté ci-dessus est une version très simple de l’EFT. Pour aller plus loin dans la compréhension de la démarche, connaître des séquences plus longues, avoir d’autres exemples, je vous conseille les quelques sites suivants (en plus de ceux de Gary Craig et Louise Gervais mentionnés plus tôt).

Hé! Il y a même un livre « L’EFT pour les nuls »!
http://www.eftunivers.com/
http://www.technique-eft.com/
http://www.guerir-eft.com/

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Le temps des résolutions

Cette année, je vais....

Cette année, je vais….

Pour une deuxième semaine, je fais vraiment dans l’originalité. Hé! C’est le temps des résolutions! Alors, qu’avez-vous décidé? Faire du sport? Perdre du poids? Prendre soin de vous? Vous mettre en forme? En forme de quoi, au juste? Triangle, carré, rond…

Bien souvent, la problématique des résolutions est qu’elles sont trop vagues pour être prises au sérieux par notre inconscient. Notre cerveau, tel un GPS interne, a besoin d’indications précises pour choisir le chemin le plus approprié pour arriver à destination. C’est comme si vous vous disiez « je veux aller dans le sud ». Quel sud? Magog? New York ou la Terre de Feu? Qu’est-ce que vous allez entrer comme données pour savoir où vous allez et le chemin à prendre pour arriver à vos fins?

Si vous vous dites « cette année, je veux perdre du poids » sans autres indications, il se peut qu’après 500 grammes, votre inconscient estime avoir atteint l’objectif.

Se fixer : Perdre 10 kilogrammes est déjà plus précis.
Perdre 10 kilogrammes d’ici le 1er juin 2014 est encore plus précis.
Porter cette superbe petite jupe jaune d’ici le 1er juin 2014 ou mieux est à la fois très précis et axé sur une action positive.

Plutôt que de prendre la résolution « cette année, je me mets en forme », demandez-vous « quand je vais être en forme, qu’est-ce que je vais faire de différent dans mes actions? Comment vais-je savoir que maintenant, je suis en forme ? » Prenez le temps de vous projeter dans le futur, comme si vous aviez une baguette magique et que vous aviez atteint votre objectif. Qu’est-ce qui est différent? Qu’est-ce que vous faites, vous voyez, vous ressentez qui vous permet de savoir que votre objectif s’est réalisé? Comment votre entourage sait-il que vous avez changé?

Les réponses à ces questions vont vous guider vers la rédaction d’objectif (de résolutions) pour votre année.
Je serai capable de monter les marches jusqu’à mon bureau au 4e étage sans être essoufflé d’ici le _______________.
Mon taux de cholestérol sera de ________________ d’ici le _______________ ou mieux.

Vous comprenez le principe?

Après, bien entendu, on se donne un plan de match. Pour arriver à mon objectif de xyz, je fais faire ABC…

Prenons 2 exemples, à l’heure où les pubs TV veulent nous vendre toutes sortes de machines de conditionnement physique et d’abonnement dans les gyms. (Je fais définitivement dans l’originalité).

Nous avons l’individu 1 qui se donne comme résolution de faire ABC (directement le plan de match, sans objectif) : Cette année, je vais aller au gym 3 fois par semaine.
Combien de temps va-t-il tenir sa résolution, selon votre expérience? 1 mois, 2 mois, 3 mois? Beaucoup plus, je le  lui souhaite…

Prenons ensuite l’individu 2, qui se projette dans le temps, qui se pose la question de ce qu’il veut atteindre comme objectif, de comment il va se sentir une fois son objectif atteint, de l’image qu’il a de lui à ce moment…
« Cette année, je vais être capable de courir mon premier 10 km d’ici le 30 juin ou mieux. C’est important pour moi, car je veux vieillir en santé et être un exemple pour mes enfants. Pour réaliser mon objectif, je vais aller au gym 3 fois par semaine. »
Qu’est-ce que vous pensez de la forme de cette résolution?

Une résolution, ça peut être plus qu’un vœu pieux. Faites que ça devienne un engagement envers vous-même. Pour ce faire, voici un résumé des étapes :

1)      Projetez-vous dans le temps : quand je vais avoir atteint mon objectif, qu’est-ce que je vais voir, entendre, ressentir?  Quelle image ai-je de moi? Comment je me sens dans cette vision?

2)      En quoi est-ce si important pour moi d’atteindre cet objectif? (Ici, on se pose la question au moins 3 fois. Et si ce n’est pas important, changez d’objectif ou modulez-le! Ça ne sert à rien – ou si peu – d’investir de l’énergie là-dessus si ce n’est pas important pour vous).

3)      Écrivez votre objectif de façon SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, dans le Temps). Je vais avoir classé tous les documents qui sont dans mon bureau d’ici le 31 mars 2014, ou mieux. (J’aime bien ajouter la notion de « ou mieux ». C’est une invitation à vivre de belles réalisations non prévues).

4)      Votre objectif, une fois écrit de la sorte, vous donne un petit crunch-crunch plus ou moins agréable au niveau du plexus solaire? Une petite voix s’éveille pour semer le doute dans votre esprit sur votre capacité de réussite? Voilà une bonne occasion d’identifier quelles sont vos résistances, vos croyances. On ressort les afformations : Pourquoi est-ce si facile pour moi de …..?[1]
Au besoin, morceler votre objectif, donnez-vous des étapes intermédiaires. Un éléphant se mange une bouchée à la fois, non? Avant de pouvoir habiller du taille 6 dans 10 mois, peut-être que pour vous, votre GPS interne aimerait faire un « pit-stop » à la taille 8 dans 6 mois…

5)      Garder vos objectifs près de vous, sur une petite note sur votre table de chevet, dans votre agenda, sur votre frigo. Et placez-vous plusieurs fois par jour ou semaine dans l’état d’objectif atteint. Mettez toutes les cellules de votre corps en état d’accomplissement. Faites vibrer la réussite en vous.

6)      Bâtissez votre plan de match. Et oui! On passe à l’action! Pour que votre état de réussite se concrétise, quelles seront les étapes? Quelles actions allez-vous poser, concrètement, en premier? En deuxième? En troisième? Je fais ça, ça et ça, car je veux atteindre cet état. C’est important pour moi, car _________.

En terminant, je vous invite à écrire vos objectifs et actions avec les termes qui sont les plus motivants pour vous. Remplacer les « il faut que » par ce qui vous propulse  le plus vers l’action. Est-ce :
je veux
je dois
je vais
je mérite
je souhaite
je fais
j’ai besoin de

Analysez quels mots vous utilisez quand vous pensez à une activité motivante pour vous et employez-les dans la rédaction de vos résolutions!


[1] Il existe plusieurs façons de changer nos croyances. Au fil de mes textes, j’en aborderai quelques unes. Déjà, prendre conscience que nous avons une croyance qui nous limite et dire que c’est fini, que nous ne la voulons plus dans notre vie, induit un changement.

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Le temps des bilans

Apprends d'hier, vit pour aujourd'hui, regarde vers demain (et repose-toi cet après-midi)

Apprends d’hier, vit pour aujourd’hui, regarde vers demain
(et repose-toi cet après-midi)

Et voilà, nous sommes rendus à la fin de décembre et c’est l’heure des bilans. Original non? Non, pas du tout! Est-ce que tu vas parler du Bye Bye tant qu’à faire?

Original ou pas, là n’est pas la question. Avant d’entreprendre une nouvelle année, c’est intéressant de faire le point sur les moments qui viennent de passer. Quand on sait d’où l’on vient, on sait mieux où l’on va.
Et si on parlait plutôt de la façon dont on peut faire le bilan de notre dernière année?

Une des façons de faire est de repenser aux petits et grands moments de votre année. On feuillette notre journal, notre agenda, nos photos, notre mur Facebook… Et on donne une note d’appréciation pour son année. Par exemple, sur une échelle de 1 à 10, quelle évaluation je fais de mon année 2013?
Ensuite, on se pose la question : qu’est-ce que ça m’aurait pris pour avoir 1 ou 2 points de plus? Et qu’est-ce qui fait en sorte que je n’ai pas un ou 2 points de moins? Comment ai-je réussi ça?

Je vous invite à faire une appréciation distincte pour les 7 grandes rubriques suivantes de la vie. Ça permet de donner une perspective différente, de relativiser les aspects qui ont peut-être un peu moins bien « scoré » au courant des 12 derniers mois.

Alors, de façon distincte, quel bilan faites-vous de la dernière année (sur une échelle de 1 à 10):

–          De votre travail et votre carrière?

–          De vos objectifs financiers?

–          De vos loisirs et vos passe-temps?

–          De votre santé et votre condition physique?

–          De vos relations avec votre entourage?

–          De votre santé émotionnelle et votre spiritualité?

–          De votre contribution à la communauté?

Et qu’est-ce que ça aurait pris pour aller chercher des points de plus? Comment avez-vous réussi à ne pas aller plus bas? Quels sont les événements marquants?

Un bilan sur douze mois donne une perspective pour aller vers la prochaine année. Et qu’est-ce qui est différent si vous reculiez encore plus loin pour faire ce bilan? Faites le point entre aujourd’hui et où vous en étiez pour un ou plusieurs de ces aspects, il y a 3 ans? Il y a 5 ans?

Prenez le temps d’apprécier — oui, même pour les cas où ce n’est pas si facile — comment tous les changements qui ont pu arriver sont source d’apprentissages. Comment les éventuels pépins de la vie peuvent être une occasion pour faire les choses différemment. Pour rebondir. Pour partir à neuf. Pour changer. Pour évoluer.

Reconnaître le positif en toutes choses, c’est s’engager sur la voie de la gratitude.

C’est déjà une belle amorce pour la prochaine année, non?

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Votre cerveau, votre ami

La semaine dernière, je vous parlais du potentiel de faire des affirmations positives sous forme de question, les Afformations©.

En faisant mes recherches pour la thématique de cette semaine, je suis tombée sur cette citation (quel hasard!):

« Si vous commencez à vous poser des questions positives, vous aurez en tête des images positives. Et ces images positives vous rempliront de sentiments positifs. Vous éprouverez alors un regain d’enthousiasme dans votre vie. »

-Richard Bandler, cocréateur de la PNL

On me demande souvent ce qu’est la programmation neurolinguistique, la PNL. En gros, la PNL est un ensemble de techniques qui s’intéresse aux stratégies utilisées par une personne pour aller mieux, instaurer des changements, etc. On s’intéresse à la façon dont sont captés les différents stimuli et comment ils sont « codifiés » et emmagasiné dans notre inconscient. Et à ce que nous en faisons par la suite.

De différentes façons, la PNL sert notamment à identifier les « programmes » internes qui fonctionnent bien pour les utiliser consciemment dans un autre contexte. Elle sert également à identifier ceux qui fonctionnent moins bien et à les modifier pour changer la réponse donnée. Oui, oui, un peu comme on le ferait avec un ordinateur. On parle de programmation, non?

Prenons un exemple. Imaginez une tarte aux pommes. Une tarte aux pommes? Aux pommes, au sucre, au citron, peu importe…

Donc, pensez à cette tarte. Est-ce qu’il y a une image? Où se trouve-t-elle? Dans ma tête, voyons! Oui, oui, je sais, il n’y a probablement pas de tarte dans votre champ visuel réel… Cependant, prenez conscience de votre image mentale…

Où est la tarte? En avant de vous? Sur le côté? En arrière?
Et est-ce que cette image est très grande ou toute petite? Dans un film ou sur un poster?
Peut-être cette tarte est chaude, ou très fraîche,…
Pouvez-vous en sentir l’odeur? Y goûter?
Entendez-vous le son que fait l’assiette si on la dépose sur une table? La voix de quelqu’un? D’où provient le son? De la gauche ou de la droite?

Le VAKO: Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif / Goût

Le VAKO: Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif / Goût

Bon, ok! Ça va faire là! Change d’exemple, ça donne le goût de manger de la tarte…
Et vous? Quelle a été votre expérience? Êtes-vous parvenu à localiser l’image, le son, l’odeur, le goût et le ressenti (le feeling) de cette pensée?

Pour chacun de nos souvenirs (passés ou à venir!), notre cerveau enregistre les informations de cette façon, avec les 5 sens. Nos pensées sont découpées en caractéristiques, que l’on nomme « sous-modalités ».

La bonne nouvelle est qu’on peut travailler sur ces sous-modalités pour changer la façon dont nous nous sentons par rapport à une situation.

Reprenons notre tarte. Quoi? Encore? Je t’ai dit que j’avais faim…

Prenez votre image de tarte – ou votre dessert préféré –  et changez-en sa luminosité. Commencez par augmenter la lumière, jusqu’à ce que ça soit très très ensoleillé… puis, diminuez la lumière, jusqu’à ce que la tarte ne soit plus qu’éclairée que par une toute petite lueur de bougie.

Que s’est-il passé avec les odeurs pendant ce temps? Et le goût? Et votre ressenti?
Et si vous transformez votre image en noir et blanc, que ce passe-t-il?
Et si vous en faites une toute petite image, un timbre-poste?
Et si vous faites un film, que vous vous regardez en être l’acteur (ce que l’on nomme « être dissocié »)?
Et si vous êtes « dans l’action »? C’est-à-dire que vous voyez vos mains tenir la tarte, par exemple (ou « être associé »).

Remarquez comment ces changements de sous-modalités influencent comment vous vivez la situation, comment ces changements influencent votre feeling.

Pour la plupart des gens, faire un long film avec une pensée, et y être en mode associé, intensifie la sensation. À l’inverse, faire un film très court, très rapide et en mode dissocié, diminue l’émotion.

C’est comme si vous deviez raconter l’histoire de l’extraction de votre dent de sagesse. Si vous racontez l’événement de façon brève, comme si c’était arrivé à quelqu’un d’autre, il y a fort à parier que ça vous rappelle des souvenirs moins douloureux que si vous racontez le tout très lentement, avec moult détails…

Alors, comment utiliser son ami le cerveau pour se sentir bien?

  • Prenez un souvenir où vous vous sentez merveilleusement bien;
  • Refaites-en le film et jouez dans le film (vous vivez l’action, vous n’êtes pas dans la salle de cinéma);
  • Voyez ce que vos yeux voient, entendez ce que vos oreilles entendent;
  • Ressentez sur votre peau à quel point vous vous sentez merveilleusement bien;
  • Ressentez dans tout votre corps comment vous vous sentez merveilleusement bien, tout comme dans votre souvenir.
  • Ralentissez le rythme de votre film afin de vous imprégner de chacun des détails de chacune de vos sensations;
  • Ajustez la luminosité et les sons ambiants pour faire de cette expérience une expérience parfaite.

Imaginez maintenant une situation à venir où vous auriez besoin de vous sentir aussi bien. Faites vibrer pleinement cette sensation dans chacune de vos cellules et imaginez-vous dans les jours et les semaines à venir…

On peut également modifier une sensation désagréable.

  • Par exemple, pensez à une personne qui vous est désagréable.
  • Faites-en une image en noir et blanc, rapetissez-la et éloignez cette image le plus loin possible de vous.
  • Entendez la personne vous dire ce qu’elle a à vous dire tout en lui changeant la voix (ex : voix d’enfant, voix de bande dessinée – Bart Simpson? Donald Duck? La Schtroumpfette?).
  • Transformez la personne en clown, en lutin, ce qui vous plaira!
  • Prenez conscience maintenant de comment cette personne ne suscite plus la même réaction en vous.

Continuez à lire ce billet jusqu’à la fin puis, repensez à la personne. Vous verrez que le sentiment envers cette personne sera bel et bien modifié.

Il peut arriver pour certains que cette gymnastique mentale soit plus difficile à faire au début, alors que les enfants font ça tout naturellement. J’ai des clients qui me disent « je ne vois rien, je n’entends rien, je ne ressens rien… ». Peut-être sont-ils trop dans leur tête?
Si jamais c’était votre cas, pas de panique!  Il y a fort probablement un de vos cinq sens qui est plus facilement accessible pour vous, que ça soit visuel, auditif, kinesthésique (feeling). Commencez par explorer cet aspect-là. Repensez à votre repas d’hier : qu’est-ce qui vient en premier? Une image, un son, un goût, une sensation? Explorez toutes les facettes qui se présentent en premier, puis glissez vers un autre sens. Vous allez progressivement être en mesure de faire le tour des cinq sens.

Pour vous aider à « habiter votre corps » et être moins dans votre tête, Alexandre Nadeau propose un exercice tout simple sur son site (incluant une vidéo). Je vous invite à l’essayer et à revenir ici refaire les deux exercices inscrits plus haut (se sentir bien et modifier une sensation désagréable)

Go! Allez-y! Je vous attends…

…Et maintenant, en quoi les expériences ont-elles été différentes en « habitant » votre corps?

Et que ce passe-t-il avec la personne qui vous était désagréable?

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Pour aller plus loin dans ces exercices, je vous recommande le livre « Obtenez la vie que vous voulez : une méthode infaillible pour une transformation rapide et durable » de Richard Bandler, cocréateur de la PNL.

Le travail fait coaching PNL utilise beaucoup de techniques permettant de faire ressentir (avec les 5 sens), ce que l’on veut atteindre comme objectif. Pour en apprendre plus, contactez un coach PNL! (Ou contactez-moi, bien sûr! 😉 )

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La dureté du mental [1] ou comment conditionner différemment son cerveau

Avez-vous déjà lu ou entendu parler de l’importance de faire des affirmations positives quand on veut changer quelque chose dans sa vie?

Je suis belle, je suis bonne, je suis fine, je suis capable.

Se dire ce genre d’affirmations, les écrire, les répéter, les illustrer,  arrive à fonctionner pour plusieurs personnes. Sur une période plus ou moins courte ou longue, dans ces cas-là, le cerveau fini par y croire, et c’est tant mieux.

Mais que ce passe-t-il quand ça ne fonctionne pas?

Selon Noah St-John, le principe des affirmations positives frappe un écueil quand il y a un trop grand écart entre cette affirmation et le fait qu’on y croie ou pas. Exemple : Je suis capable de résister aux chips.

-Pfff!!! Boulette!!! Même pas vrai!!

Vous comprenez? Même si je me répète 100 fois par jour que je suis en mesure de résister aux chips, il y a fort à parier que je craque un moment donné, car je n’y crois pas nécessairement. (En fait, est-ce que je veux VRAIMENT résister aux chips? Humm…)

Oublions les chips pour le moment. Noah St-John est donc parti du principe que s’il y a un grand écart entre l’affirmation et la croyance, c’est très compliqué d’instaurer un changement. Si vous comprenez l’anglais, il explique ce principe dans cette courte vidéo.

Il s’est également rendu compte que notre cerveau a une fonction automatique pour se mettre en mode « recherche » quand on se pose une question. Quoi?  Essayez pour voir.
Ok. Hum… Pourquoi la vaisselle sale traîne-t-elle encore sur le comptoir?

Que s’est-il passé? Sérieusement. Avez-vous été capable d’empêcher votre cerveau de trouver des réponses? Automatiquement, notre Google interne se met en marche, qu’on le veuille ou non. Notre tête, tout comme un enfant de 4 ans en pleine phase du « pourquoi », passe son temps à se poser une multitude de questions.

Donc, si on prend affirmations positives + questions = Afformations©. C’est la méthode inventée par M. St-John. Je vous l’explique en bref ici. (Vous pouvez trouver les premiers chapitres de son livre gratuitement sur son site (en anglais seulement). L’ensemble du livre est disponible sur Amazon pour environ 10$ (format numérique)).

Une affirmation sous forme de question et hop!  notre inconscient devrait commencer à mettre en place des réponses (des solutions quoi!) pour répondre à ces questions.

Reprenons l’exemple des chips. Ou prenez votre propre exemple, pour expérimenter la chose. À l’affirmation « Je suis capable de résister aux chips », mon dialogue interne fait  « même pas vrai, tu ne seras jamais capable ! ». Si je transforme l’affirmation en afformation, ça devient : « Pourquoi est-ce si facile pour moi de résister aux chips? ». Ok, au début, il y a un peu de résistance. Du genre Ben, ce n’est pas facile ! Qu’est-ce que tu racontes! Et si je répète la question 2-3 fois, déjà, des réponses montent. Parce que je n’ai pas faim, parce que c’est important pour moi la santé, parce que mon foie n’aimera pas ça, etc.

L’idée, avec les afformations, ce n’est pas d’obtenir des réponses sur le coup. C’est de se les répéter, plusieurs fois par jour, plutôt que de tabler sur les pensées positives.

D’ailleurs, le néologisme « afformation » est pour « affirmation qui forme la pensée ». Et qui dit former la pensée, dit mettre en place les réponses en conséquence. Et les actions aussi. Rappelez-vous, la dureté du mental, ce n’est pas tout! Pour obtenir des changements, on doit  nécessairement passer à l’action. Même si ce ne sont que des petits gestes. Le truc est que ces petites actions sont plus faciles et portent plus facilement des fruits quand on y croit.

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Dernièrement, j’ai eu un petit relâchement dans mon entraînement de course à pied. Après presque un mois de procrastination, je me suis botté le popotin et je suis allée faire une petite sortie. Ouf! Pas facile tout de suite.

Hé! Et si j’expérimentais les afformations dans ce contexte?

Pourquoi est-ce que mon rythme cardiaque s’accorde-t-il si bien avec le rythme de mes foulées? Pourquoi ai-je autant d’énergie aujourd’hui? Pourquoi mes pieds savent-ils exactement où se placer pour éviter les blessures? Pourquoi mes articulations sont-elles si collaboratrices? Pourquoi est-ce si facile de monter cette côte? Etc, etc.

Et bien! Ce fut une superbe sortie! Dès que je pensais à une phrase, mon corps se positionnait différemment, ma respiration devenait plus fluide. Wow!!

Afformation1

Ça vous dit d’expérimenter à votre tour?

Voici des exemples d’afformations, traduites du livre de M. St-John. Celles-ci sont  regroupées  dans les 10 grandes rubriques de la vie. Bien entendu, cette liste est infinie! Vous pouvez ainsi créer votre propres afformations.

De façon générale, les questions que l’on pose peuvent débuter de la sorte :

  • Pourquoi  est-ce si facile pour moi de …….?
  • Pourquoi suis-je …………..?
  • Pourquoi est-ce que je …………… ?
  • Pourquoi aimais-je……………?

Quelques exemples :

Santé et bien-être

  • Pourquoi suis-je si en forme?
  • Pourquoi suis-je la parfaite moi?
  • Pourquoi est-ce que mon _________________ a si bien guéri?
  • Pourquoi ai-je autant d’énergie chaque jour?
  • Pourquoi ai-je une si bonne santé émotionnelle?
  • Pourquoi traitais-je mon corps avec autant d’amour?

Argent et abondance

  • Pourquoi l’argent vient-il si facilement à moi?
  • Pourquoi méritais-je l’abondance?
  • Pourquoi est-ce si facile de payer toutes mes factures?
  • Pourquoi ai-je autant de mérite et de valeur?
  • Pourquoi est-ce que mes revenus dépassent-ils mes dépenses?
  • Pourquoi  suis-je si pleine de gratitude pour tout ce que j’ai?

Confiance en soi

  • Pourquoi suis-je si confiant(e)?
  • Pourquoi suis-je si bien dans ma peau?
  • Pourquoi est-ce si facile d’être moi-même?
  • Pourquoi est-ce que c’est correct de m’aimer?
  • Pourquoi est-ce si facile pour les gens de m’approcher et de me connaître?
  • Pourquoi est-ce que je laisse aller les gens négatifs?

Travail et carrière

  • Pourquoi ai-je autant de succès?
  • Pourquoi puis-je obtenir ce que je veux?
  • Pourquoi aimais-je autant ce que je fais?
  • Pourquoi les opportunités se présentent-elles si facilement à moi?
  • Pourquoi ma vision du succès est-elle si claire?
  • Pourquoi me donnais-je le droit d’avoir des réussites?

Amour

  • Pourquoi suis-je autant aimé?
  • Pourquoi est-ce si facile de demander l’amour que je veux recevoir?
  • Pourquoi aimais-je autant?
  • Pourquoi est-ce correct d’aimer à nouveau?
  • Pourquoi est-ce si facile de trouver la bonne personne pour moi?
  • Pourquoi est-ce que je pardonne et laisse aller le passé?
  • Pourquoi ai-je le sens de l’humour pour accepter les petits travers de la vie?

Amitié et relations

  • Pourquoi suis-je entouré(e) de si bons amis?
  • Pourquoi  est-ce que je me sens plein de gratitude pour les gens de mon entourage?
  • Pourquoi suis-je si heureux et complet?
  • Pourquoi est-ce si facile de reconnaître le positif chez chaque personne?
  • Pourquoi est-ce que j’aime avoir autant de relations sincères?

Faites-moi part de vos expériences! Et si cette démarche vous rend sceptique, c’est super! Impliquez-vous, testez! J’adore avoir les commentaires pour peaufiner la façon dont ces outils peuvent être utilisés – ou pas 🙂

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[1] L’expression « la dureté du mental » provient du film québécois « Les Boys », comédie réalisée par Louis Saia. Dans cet extrait, Bob tente de convaincre les joueurs de son équipe de l’importance du Mental toughness – la dureté du mental.

Juste pour le fun, voici l’extrait!

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Donner un sens à sa vie

Je suis en train de lire « Le succès selon Jack« , de Jack Canfield. Publié en 2005, le co-auteur de la série Bouillon de poulet pour l’âme répertorie dans ce livre 64 principes simples à comprendre, qui devraient nous mener au succès. Simple à comprendre, oui. Mais simple à mettre en application? J’y travaille!

Sans embarquer dans tous les principes énumérés dans le livre, j’aimerais vous en expliquer un.

Le deuxième principe qui est présenté est, selon moi, le plus grand propulseur de nos actions, notre pierre d’assise : « Découvrez votre raison d’être sur terre ». Rien de moins! À ce sujet, Jack rejoint les propos du Dr Viktor Frankl sur l’importance de donner un sens à sa vie. J’aurai l’occasion de revenir sur les travaux du Dr Frankl dans un autre billet. Poursuivons avec Jack.

Donc, quand on met en mots le sens – ou la mission – que l’on se donne, toutes nos actions s’alignent plus aisément vers un but et, ultimement, vers le succès.

Le livre propose une façon simple d’écrire « son énoncé de raison d’être ». Cet exercice provient de Arnold M. Patent, coach spirituel[i].

Vous êtes prêts? Prenez un papier et un crayon…

1)      Écrivez deux de vos qualités les plus importantes pour vous.
Dans mon cas, j’ai inscrit « passionnée » et « capacité de vulgarisation»

2)      Écrivez de quelle manière vous aimez vous servir de ces qualités dans vos interactions avec les autres.
Dans mon cas : « inspirer » et « faire évoluer »

3)      Imaginez maintenant la vie dans un monde idéal. Comment sont les gens? Quelles sont les relations? Quel est ce monde parfait?
Vous écrivez la phrase au présent. La vie est agréable dans ce monde.
Dans mon cas : « tout le monde apprend quelque chose de nouveau chaque jour »

4)      On fait un seul énoncé avec les trois étapes précédentes :

« Je me sens vraiment vivre lorsque j’utilise ma capacité de vulgarisation et ma passion pour inspirer et faire évoluer les autres.
Dans ce monde idéal, tous apprennent et mettent en pratique une nouvelle chose chaque jour »

Voilà! Vous faites partie de ma mission!
Maintenant, on relie notre énoncé souvent. On s’en fait des petits cartons aide-mémoire, on le met sur notre table de chevet, sur notre frigo, etc. L’idée, c’est d’avoir sous les yeux ce qui compte pour nous et de le garder à l’esprit quand vient le temps de se mettre en action.

Moi, je l’ai mis en pense-bête sur mon ordinateur.

Et ça marche!